Par Andrew Korybko – Le 5 février 2018 – Source Oriental Review
Des affrontements ont éclaté dans la capitale intérimaire d’Aden, qui était aussi le siège du gouvernement de l’ancien pays indépendant du Sud Yémen, après que le président Hadi a interdit au Conseil de transition du Sud (CTS) et à ses partisans de protester. Le CTS avait donné au dirigeant yéménite un ultimatum qui devait expirer dimanche pour remplacer son gouvernement prétendûment corrompu ou faire face à une révolte, et ils ont prétendu qu’il avait ordonné à ses soldats de tirer sur des activistes qui défiaient son décret anti-protestation et tentaient de se rassembler en ville malgré l’interdit. La situation en évolution rapide a vu l’aile armée du parti, les Forces de Résistance du Sud (FRS), prendre le contrôle d’Aden dans un mouvement que le gouvernement de Hadi a qualifié de « coup d’État » qui aura sans aucun doute de profondes implications nationales et internationales.
Continuer la lecture

Facebook prévoit que ses utilisateurs classent la « fiabilité » des sites d’information.
Peu importe que ce soit la « démocratie » des États-Unis qui serve de modèle à l’exportation ou tel modèle de gouvernement nationaliste spécifique renforçant les États non occidentaux, le concept théorique derrière ce système a été utilisé par les agences de renseignement militaires du monde entier comme une compétition, rencontrant plus ou moins de succès, pour changer ou maintenir le statu quo de l’« État profond ».
Une lecture superficielle de l’Opération Rameau d’olivier indique qu’il s’agit d’une guerre turco-kurde, mais les détails de la lutte ressemblent beaucoup plus à la guerre civile provoquée par Daech à ses débuts, et c’est exactement l’intention initiale d’Ankara et des YPG.
Les Kurdes syriens exploitent le fort sentiment patriotique à Damas pour provoquer les Syriens autour d’un dilemme : entrer en confrontation avec Ankara ou risquer d’être victimes d’accusations calomnieuses selon lesquelles il les aurait « vendus » aux Turcs. Toute cette manipulation est menée dans la grande intention stratégique d’inciter Moscou à intervenir diplomatiquement pour sauvegarder les rêves de « décentralisation » voulue par les YPD dans la région et de faire avancer discrètement la vision américano-israélienne d’un corridor kurde vers la mer.
L’avant-projet de loi visant à légaliser les compagnies militaires privées en Russie pourrait donner au pays un avantage concurrentiel sur ses rivaux en l’aidant à se tailler une place précieuse et très demandée en tant que fournisseur de sécurité fiable. Cela lui permettrait de tirer profit plus tard de son avantage stratégique pour récolter des « récompenses » énergétiques, minérales, économiques et autres, en encourageant le Kremlin à entreprendre un « pivot vers l’Afrique ».
La République islamique a jusqu’ici placé son objectif stratégique sur la sécurisation de ses flancs occidentaux et méridionaux. Cet objectif étant largement réalisé dans la mesure du possible dans les circonstances géopolitiques actuelles, il est temps que l’Iran redirige son attention vers le Nord et l’Est afin de maximiser son rôle eurasien dans les clubs complémentaires de Grandes Puissances, le « CENTO multipolaire » et « Cercle d’Or ».
L’Arabie saoudite a