Histoire de l’Amérique du Sud 1/2


Par Andrew Korybko – Le 30 mai 2017 – Source geopolitica.ru

Image en provenance de Art.com

Comprendre l’histoire de ce continent, ainsi que son importance géostratégique au niveau mondial, apporte des clés de compréhension : pourquoi l’ensemble de ce continent est aussi exposé aux guerres hybrides, et quelles sont les motivations des USA à porter ce genre de conflits asymétriques. Nous n’allons pas ici passer en revue tous les détails historiques du continent, mais plutôt décrire la fresque qui permettra au lecteur d’inscrire les événements récents en Amérique du Sud dans leur continuité historique. De même, le présent travail n’expliquera pas la place de l’Amérique du Sud et de chacun des états qui la composent dans les vues stratégiques de chaque grande puissance, mais indiquera l’importance géostratégique du continent dans l’ordre multipolaire mondial en émergence. Nous décrirons également comment chaque pays du continent interagit avec son environnement territorial.

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La Russie en train de perdre le Kazakhstan, jusqu’alors son fidèle allié


Par Dmitry Sudakov − Le 21 mars 2018 − Source Pravda.ru

Le Kazakhstan, dernièrement, s’est distancé de la Russie. Le ministère des Affaires étrangères kazakh vient de rejeter la demande de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, d’abroger le régime d’exemption de visa de son pays envers les États-Unis d’Amérique. Avant cela, Nursultan Nazarbaïev, dirigeant de l’ex-République soviétique, avait ordonné le retrait de l’alphabet cyrillique au profit de l’alphabet latin. En outre, les fonctionnaires kazakhs ne sont plus autorisés à parler russe en public.
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Écoutez des experts russes…


… bref rapport sur l’état d’esprit à la télévision russe en prime time


2015-09-15_13h17_31-150x112Par The Saker – Le 8 avril 2018 – Source thesaker

Je viens de passer environ deux heures à écouter un débat télévisé d’experts russes sur ce qu’il faut faire à propos des États-Unis. Voici quelques points intéressants.

1) Ils étaient tous d’accord que les Anglo-sionistes (bien sûr, ils utilisaient les mots « USA » ou « pays occidentaux ») ne feraient qu’amplifier l’escalade et que le seul moyen d’y mettre un terme est d’amener délibérément le monde au point où une guerre américano-russe à grande échelle serait imminente ou même commencée localement. Ils ont dit qu’il était fondamentalement mauvais que la Russie réponde simplement avec des mots aux actions occidentales.

2) Fait intéressant, il y avait aussi un consensus pour dire que même une attaque américaine à grande échelle contre la Syrie ne changerait pas la situation sur le terrain, qu’il était trop tard pour cela.

3) Une autre conclusion intéressante est que la seule véritable question pour la Russie est de savoir si elle aurait intérêt à retarder cette crise paroxystique ou à accélérer les événements pour faire en sorte que tout se passe plus tôt. Il n’y avait pas de consensus à ce sujet.

4) Ensuite, il y avait un consensus sur le fait que plaider, raisonner, demander l’équité ou la justice ou même le bon sens, était futile. Le point de vue russe est simple : l’Occident est dirigé par une bande de voyous soutenus par des médias hypocritement mensongers tandis que le grand public occidental est désespérément zombifié. L’autorité des soi-disant « valeurs occidentales » (la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, etc.) est maintenant,  en Russie, un cadavre de chien écrasé sur la route.

5) Il y avait également un large consensus sur le fait que les élites américaines ne prennent pas la Russie au sérieux et que les efforts diplomatiques actuels de celle-ci sont futiles – en particulier envers le Royaume-Uni. La seule façon de changer serait de prendre des mesures très dures, y compris diplomatiques et militaires. Tout le monde était d’accord que parler avec Boris Johnson ne serait pas seulement une perte de temps totale, mais une énorme erreur.

6) À mon grand étonnement, l’idée que la Russie pourrait devoir couler quelques navires de l’US Navy ou utiliser des missiles Kalibr sur les forces américaines au Moyen-Orient était considérée comme une option réelle, peut-être inévitable. Vraiment, personne ne s’y est opposé.

Faites vos propres conclusions. Je dirai simplement qu’aucun des experts ne représentait ou ne travaillait pour le gouvernement russe. Les experts gouvernementaux ont non seulement de meilleures informations mais ils savent aussi que la vie de millions de personnes dépend de leurs décisions, ce qui n’est pas le cas pour les pseudo-experts. Pourtant, les mots de ces experts à la télé reflètent, je pense, un consensus populaire croissant.

The Saker

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Xi Jinping et Kim Jong-un : pour la réunification de la Corée !


La visite en Chine de Kim Jong-un en dit long sur les tactiques qui seront utilisées dans les négociations entre le dirigeant coréen et le président étasunien ; elle consolide également la relation historique entre Pyongyang et Beijing


Xi Jinping and Kim Jong-un: Make Korea United Again!


Federico PieracciniPar Federico Pieraccini – Le 30 mars 2018 – Source Strategic Culture

La récente réunion à Beijing entre les dirigeants suprêmes de la RPDC et de la Chine a retenu l’attention du monde entier. Le sommet est resté discret pendant toute sa durée et ne fut révélé par le dirigeant chinois que lorsque la visite fut terminée et que le dirigeant coréen fut de retour dans son pays.

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La Bolivie face au Chili : conséquences régionales de l’opposition libéralisme – réalisme


Par Andrew Korybko − Le 23 mars 2018 − Source Oriental Review

Chilean president Michelle Bachelet and her Bolivian counterpart Evo Morales

La Bolivie essaie de revenir sur les conséquences géopolitiques de la guerre du Pacifique contre le Chili, de 1879 à 1883 ; ses tentatives sont pétries de naïveté libérale, supposant que des arguments moraux peuvent suffire à apporter des changements concrets dans le système international néo-réaliste contemporain.

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L’Otan n’a aucune chance dans une guerre contre la Russie


Alors que nous parlons d’une guerre proche des frontières de la Russie – à l’inverse, l’armée russe, animée par l’idée de la défense, n’est pas une menace pour les États-Unis ou l’Europe de l’Ouest


Russlands Luftlandetruppen – Moskaus schnelle Eingreiftruppe

Note du Saker Francophone

Cet article est paru à l'origine dans The Unz Review en juillet 2015, et nous le reprenons à cause d'un embardée écœurante vers la guerre entre la Russie et l'Otan au cours des deux dernières semaines. Le Saker est sans pareil sur ce sujet.

2015-09-15_13h17_31-150x112Par The Saker – Le 27 mars 2018 – Source TheSaker

Depuis la rédaction de cet article, les forces armées russes ne font que se renforcer, avec de nouveaux systèmes d’armes, un moral plus élevé et une expérience de combat cruciale en Syrie.

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« Elle est ressuscitée ! » – Le dernier acte de « Novitchok »


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 29 mars 2018

Il semble que le conte de fée « Novitchok » que nous raconte le gouvernement britannique, aura une fin heureuse : la résurrection étonnante et mystérieuse des victimes de l’« agent innervant de grade militaire, cinq à huit fois plus meurtrier que le gaz VX et d’un type mis au point par » Hollywood.

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Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 23 mars 2018 – Source The Saker

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

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Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti. Continuer la lecture de Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Plan US d’un faux attentat chimique en Syrie pour justifier un bombardement…


… La Russie prévient qu’elle réagira


US Planning a Terrorist False Flag Chemical Attack to Justify Bombing Syria: Russia Says It Will Respond


Federico PieracciniPar Federico Pierraccini – Le 20 mars 2018 – Source Stategic Culture

Les événements en Syrie ressemblent de plus en plus à une confrontation directe entre grandes puissances plutôt qu’à une guerre par procuration. Les paroles de M. Lavrov, prononcées il y a quelques jours, révèlent la phase critique des relations internationales que le monde traverse, avec un conflit potentiellement dévastateur prêt à s’enflammer dans la région du Moyen-Orient.

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Les nuages de la guerre ne feront-ils que passer ou la tempête va-t-elle faire rage ?


Une analyse d’Alastair Crooke


Par Alastair Crooke – Le 3 mars 2018 – Source Conflict Forum

La haine compulsive des élites occidentales envers le président Poutine surpasse tout ce que l’on a pu voir pendant la guerre froide.  En Syrie, en Ukraine, au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Eurasie ; et maintenant cette haine s’est infiltrée jusque dans le Conseil de sécurité, le laissant irrémédiablement polarisé – et paralysé. Cette hostilité s’est également propagée à tous les alliés de la Russie, les contaminant. Elle laisse entrevoir – presque inévitablement – d’autres sanctions contre la Russie (et ses amis) dans le cadre de la loi fourre-tout intitulée « Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act » [Résister aux adversaires de l’Amérique grâce aux sanctions]. Mais la vraie question est : cette hystérie collective risque-t-elle de provoquer une guerre ?

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