Par Dominique Muselet − Avril 2020
« L’affection du peuple est la seule ressource qu’un prince puisse trouver dans l’adversité ». Macron en aurait bien besoin de l’affection de son peuple en ces temps difficiles de pandémie, mais pour la mériter, cette affection, il aurait fallu écouter Machiavel : « Contenter le peuple et ménager les grands, voilà la maxime de ceux qui savent gouverner ». Maxime, dont hélas, Macron n’a appliqué que la seconde moitié. Pourtant, comme le souligne Olivier Pironet, Machiavel insiste bien là-dessus dans les Discours sur la Première décade de Tite-Live : « Pour diriger, il faut choisir un camp, et ce ne peut être que celui du peuple « car ses buts (…) sont plus honnêtes que ceux des grands, les uns voulant opprimer, l’autre ne pas être opprimé ». Il faut d’autant plus choisir le peuple que, dès lors que « seuls les riches et les puissants proposent des lois, favorisant bien moins la liberté que l’accroissement de leur pouvoir, » l’État est miné à sa racine même, corrompu. C’est ainsi que la République romaine se perdit, comme la République florentine. » Et la République macroniste !!!
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Les ruines de l’hôpital Mary McClellan se dressent sur une colline surplombant le village de Cambridge, New York, dans ce qui était un bled de « péquenauds qui ne voyaient que passer les avions », jusqu’à ce que ceux-ci cessent de voler. La première pierre de l’hôpital a été posée le 4 juillet 1917. Les États-Unis étaient entrés en guerre contre l’Allemagne quelques mois auparavant. La pandémie de grippe « espagnole » avait débuté en janvier 1918. L’hôpital a ouvert ses portes en janvier 1919. La grippe a disparu un an plus tard. L’hôpital a fermé définitivement en 2003.


