Par Fr Stephen Freeman − Le 25 avril 2021 − Source Oriental Review via Ancien Faith

Tolkien et CS Lewis (à droite)
L’amitié entre CS Lewis et JRR Tolkien est bien connue, tout comme le rôle joué par Tolkien pour amener Lewis au Christ. Ce que l’on sait moins (à moins de creuser un peu plus loin), c’est le rôle de Tolkien dans la conversion de Lewis d’une compréhension rigide et plate du monde aux riches possibilités offertes par le « mythe ». Sans cette conversion, Lewis ne serait probablement pas devenu chrétien, et n’aurait certainement pas écrit les romans que tant de gens aiment. Elle est profondément sous-estimée, bien qu’elle soit au cœur de la foi de Lewis et de Tolkien. Ils n’étaient pas seulement des chrétiens, mais des chrétiens dont le cœur était profondément touché et sensible à la puissance du mythe. Grâce à lui, ils nous ont donné des mondes qui continuent de nous divertir. Cependant, la plupart des gens sont divertis par leurs histoires de la même manière qu’ils sont divertis par n’importe quel drame d’action. Le caractère mythique de leur œuvre est passé sous silence et réduit à un peu plus que de la « fantaisie pour enfants ». Le professeur Digory le dit bien : « Tout est dans Platon, tout est dans Platon ; bonté divine, qu’est-ce qu’on leur apprend dans ces écoles ! ».

« Quand le chant des anges s’est calmé, quand l’étoile dans le ciel a disparu, quand les rois et les princes sont rentrés, quand les bergers sont de retour avec leurs troupeaux, le travail de Noël commence : retrouver les perdus, guérir les brisés, nourrir les affamés, libérer le prisonnier, reconstruire les nations, apporter la paix entre les peuples, faire de la musique dans le cœur ». – Howard Thurman


Les tensions qui couvent entre le système français ultra-laïc et la condamnation véhémente de la société islamique quant au soutien que ce gouvernement occidental accorde à ce qu’elle considère comme des représentations blasphématoires du Prophète Mahomet font monter la probabilité qu’un « grand reset social/civilisationnel » — qu’il ne faut pas confondre avec le scénario dit du « choc des civilisations » — soit en cours pour les prochaines années, dans le monde entier.
Le 4 septembre 2020, Macron a prononcé une déclaration publique, au cours de laquelle il a affirmé ne pas être en position de porter un jugement quant à la décision prise par Charlie Hebdo de publier une caricature du prophète Mahomet — que la paix soit avec lui. Cependant, il n’a pas manqué d’affirmer que : « Au début du procès jugeant des attaques de janvier 2015, j’affirme qu’être français, c’est défendre le droit de rire, de railler, de se moquer et de caricaturer, dont Voltaire tenait qu’il s’agissait du premier de tous les droits ».