Par Laurent Guyénot − Février 2022

L’exemple de l’Asie
Les Asiatiques ne montrent aucun signe d’un désir de mort collectif. Ils sont généralement fiers de leur origine ethnique et de leur nationalité. Je pense que cela a beaucoup à voir avec leur rapport aux ancêtres. Le culte des ancêtres est une partie essentielle des traditions asiatiques, et bien qu’il ait reculé dans les grandes villes, il est encore largement pratiqué. Les anthropologues préfèrent parler de « vénération des ancêtres » ; les morts ne sont pas divinisés, mais on leur exprime respect, gratitude et fidélité, et l’on attend d’eux qu’ils guident et protègent les vivants — ou les réprimandent quand ils agissent mal. Les ancêtres ne sont pas tous bons, mais il vaut mieux vivre en paix avec tous. Honorer les ancêtres n’est pas seulement une coutume religieuse ; c’est une obligation morale, car c’est un prolongement de la piété filiale, qui est considérée unanimement en Orient comme le fondement de la morale : de par votre piété filiale, vous participez à la piété filiale de vos parents, etc.
Dès les premiers jours du Sommet COP26 à Glasgow, le Pape François a adressé plusieurs accolades aux dirigeants mondiaux et à l’ensemble de la communauté catholique mondiale pour qu’ils prennent des mesures audacieuses face au changement climatique anthropique et modifient radicalement tout notre système de valeurs vers un nouvel ordre. Faisant référence aux Accords de Paris de la COP21, le Pape a déclaré :
Avant-propos : Aujourd’hui, je commence ce qui pourrait bien se transformer en une série d’articles sur l’interaction entre immigration, ethnicité et religion. Je pense assez bien connaitre le sujet pour les raisons suivantes :

Au commencement était Westphalie 