La Chine vient de se ranger du côté de la Russie sur le conflit ukrainien

Par Tyler Durden – Le 27 février 2015 – Source zerohedge

En ce qui concerne la guerre par procuration en Ukraine, qui a commencé pour de bon il y a environ un an, avec le violent coup d’État qui a renversé le président Ianoukovitch pour le remplacer par un oligarque local pro-américain, personne n’a de doute sur l’identité des acteurs clés: à gauche, nous avons l’Ouest, représenté par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN; et à droite, nous avons la Russie. La seule chose qui n’était pas tout à fait claire jusqu’ici, c’était le rôle que jouait cet autre partenaire encombrant – la Chine.

Il est certain que, tout au long de la guerre civile en Ukraine, on s’est rarement posé la question de savoir de quel côté penchait la Chine. C’est d’autant plus étonnant que le rapport de force précaire entre l’OTAN et la Russie a conduit à une impasse dans laquelle aucune des deux parties n’a sur l’autre un avantage évident (alors que l’Ukraine dont l’économie est morte et la monnaie en hyperinflation, attend un vainqueur clair), et que le soutien explicite ou implicite de la Chine à l’un des deux camps pourrait faire toute la différence, surtout pour l’axe le plus redoutable de la planète.

Aujourd’hui nous avons enfin eu la réponse et le gagnant est… ce type-là:

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L’économie russe
Un mort encore bien vivant.

Par M K Bhadrakumar – Le 27 février 2015 – Source Bhadrakumar

Une phase d’intense propagande anti-russe par l’Occident, sans précédent dans l’ère de l’après-guerre froide, touche probablement à sa fin. Les propagandistes devaient nous faire croire que l’économie russe est en lambeaux ou en chute libre ou réduite à un déchet en raison des intelligentes sanctions occidentales ourdies par les Etats-Unis, et que tard ou tard Moscou serait contrainte de s’aligner sur le diktat de l’Occident au sujet l’Ukraine.

Mais rien de tel ne s’est produit. Ou plutôt si, la Russie a affirmé encore plus fort sa volonté de sauvegarder ses intérêts légitimes de sécurité. Sur le terrain, la Russie a manœuvré à partir d’une position de force alors que l’opinion occidentale est fracturée, avec une partie importante de son opinion publique qui se soulève, en Europe, contre des politiques de sanctions qui ne mènent nulle part mais font du tort aux intérêts européens. L’Union européenne est appelée à se prononcer dans les prochains mois sur la poursuite des sanctions ou sur une restauration souhaitable des relations commerciales, compte tenu des tendances encourageantes constatées dernièrement grâce à l’accord de Minsk qui, lentement mais sûrement, gagne du terrain dans l’est de l’Ukraine.

Maintenant que la marée de la propagande commence à refluer, l’opinion rationnelle fait surface. Bloomberg a rédigé un article d’opinion intitulé Non, Obama, l’économie de la Russie n’est pas en ruines, avertissant que les rapports prédisant la disparition imminente de l’économie russe pourraient s’avérer prématurés.

Le magazine d’intérêt national en ligne a publié un rapport, dans une veine quelque peu similaire, concernant un colloque intitulé Le Secteur de l’énergie en  Russie et la chute du prix du pétrole, qui s’est tenu mardi à Washington sous les auspices du Centre pour l’intérêt national. Les opinions exprimées étaient que l’impact des sanctions et la baisse des prix du pétrole sur l’économie russe ne doivent pas être exagérés, même si les opinions divergent pour prévoir que les prix du pétrole seront revenus aux alentours de $80 le baril d’ici la fin de l’année. Le rapport est ici.

En effet, l’avenir de la coopération énergétique de la Russie avec l’Europe devient ici le point central du débat. Sans doute, l’Europe cherche-t-elle à diversifier ses sources d’approvisionnement hors de la Russie, à réduire le niveau élevé de dépendance moyenne actuel de 30% pour l’approvisionnement en gaz. Mais une analyse récente du professeur James Henderson, senior fellow à l’Institut d’Oxford pour les études sur l’énergie, arrive à une conclusion surprenante, je vais le citer longuement:

«Alors que l'idée même d'un partenariat énergétique stratégique entre la Russie et l'UE a disparu, en fait, les relations commerciales resteront solides. La Russie ne veut pas devenir dépendante des exportations vers un seul client puissant, comme la Chine, et utiliser ses options européennes comme un élément d'équilibrage de la même manière que les ventes vers l'Asie sont actuellement utilisées pour faire un contrepoids géopolitique et commercial aux dirigeants européens. En outre, les ventes totales en Europe vont probablement rester la plus grande source de revenus pour Gazprom, car même si la Chine devenait le plus gros client unique, et bien que la relation entre la Russie et ses clients à l'Ouest soit susceptible de rester politiquement houleuse dans un avenir prévisible, les avantages mutuels d'une issue commerciale rationnelle dans le secteur de l'énergie empêcheront probablement toute rupture importante dans le commerce du gaz. En outre, si Gazprom poursuit sa stratégie de croissance par des livraisons aux plate-formes de redistribution [hubs, NdT] plutôt que par la livraison au consommateur final, sa position de négociation puissante, en tant que producteur à faible coût, avec de vastes ressources de gaz proches de l'Europe, pourrait finalement aboutir à une part de marché en pleine expansion sur le long terme plutôt que par un déclin qui semble actuellement être le résultat souhaité par l'UE.»

De toute évidence, la Russie continue de poursuivre une politique de l’énergie très ciblée, sans se laisser décourager par les prévisions apocalyptiques de chute libre de l’économie, politique fondée sur une estimation avisée qui est loin d’impliquer une cessation des relations avec l’Europe. Vue sous cette perspective, l’annulation par Moscou du projet de gazoduc South Stream devient un tournant dans sa stratégie d’exportation de gaz à long terme, provoqué par un concours de circonstances (comme la faiblesse de la demande de gaz, la législation anti-monopole de l’UE dans le secteur de l’énergie et le sentiment que Gazprom est moins bien accueilli que par le passé sur le marché européen), tournant qui invite à travailler sur une nouvelle plate-forme, à la frontière entre la Turquie et la Grèce, pour livrer du gaz dans l’Europe du Sud.

En effet, ceux qui se moquaient de la notion dite de Turkish Stream, d’abord vue comme un simple bluff de la Russie, sont de plus en plus nombreux à se taire et à comprendre que le projet est vital pour la Russie et pourrait être aussi réaliste que le projet Blue Stream existant pour la fourniture du gaz russe à la Turquie. Comme je l’ai laissé entendre dans un blog précédent – la Russie s’invite bruyamment dans la tente de l’UE – à propos de la possibilité d’extension des relations énergétiques entre la Russie et Chypre, la Russie se positionne ainsi intelligemment entre la Turquie et la Grèce comme un ami commun et un nouvel axe de l’énergie entre les trois pays pourrait bien se dessiner, ce qui renforcerait le profil de Moscou dans la région méditerranéenne.

Même une analyse récente par la Fondation Jamestown, un vétéran redoutable de la guerre froide, admet à contrecœur qu’«il est également de plus en plus évident que la coopération centrée sur l’énergie entre la Russie et la Turquie se traduira à Ankara par des mouvement politiques de rapprochement avec Moscou… à partir d’un point de vue stratégique encore plus large, la coopération énergétique de la Turquie et de la Russie apparaît comme un sérieux défi à la communauté euro-atlantique et à ses partenaires régionaux proches».

M K Bhadrakumar

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Tragique assassinat à Moscou:
Cui bono?

Le 28 février 2015 – Source Russia Insider

Les médias présentent Nemtsov comme la force motrice de l’opposition russe, mais sa cote de popularité avoisinait 1%

 

La victime d’un horrible meurtre, mais pas l’opposant n°1 en Russie

La mort de Nemtsov est tragique. Mais il n’était pas le cœur de l’opposition en Russie et il est extrêmement irresponsable de la part des médias de l’affirmer.

Les rapports des médias sur la place de Boris Nemtsov dans la sphère politique russe sont aussi déroutants que les circonstances bizarres et tragiques de son assassinat. L’article d’Anna Nemtsova (aucun lien de parenté avec le défunt) dans The Daily Beast est peut-être le pire de tous. Son titre, Boris Nemtsov, cœur de l’opposition russe, abattu à Moscou, donne l’impression que Nemtsov était, eh bien, le cœur de l’opposition en Russie. Il ne l’était pas et prétendre qu’il l’était est tout simplement idiot [et mal intentionné, Note du Saker Fr]

Un sondage réalisé l’année dernière montre que seulement 45% des Russes connaissaient le nom de Nemtsov; sur ces 45%, seulement 1% lui faisaient confiance, alors que 17% ne lui faisaient pas confiance.

Mais cela n’a pas empêché Nemtsova d’écrire qu’il était la force motrice du mouvement d’opposition en Russie. Il ne l’était absolument pas, absolument pas. (Mais la raison pour laquelle on le prétend est facile à deviner.) Après tout, pourquoi le Tsar Poutine voudrait-il supprimer un politicien dont moins de 50% des Russes avaient entendu parler? Cela ne ferait pas vendre les journaux !

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

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Brève financière:
Le rebond du rouble, jusqu’à quand?

Le 26 février 2015 – Source –  Russia Insider

MOSCOU, 26 Février (Reuters) – Le rouble russe s’est renforcé en dessous de 60 roubles par dollar jeudi, pour la première fois depuis le début du mois de janvier.

rub

A 10:05 GMT, le rouble a chuté légèrement, en recul à 60.07, mais toutefois encore en hausse de 2% sur la journée.

Le rouble est soutenu par un rebond du prix du pétrole, le Brent continue à se raffermir jeudi autour de $62.5 le baril.

[Pour rappel, le rouble russe était tombé à 70 RUB pour un 1 USD le 2 février 2015. Tombant même brièvement à 78,79 USD sur la journée.]

Traduit par Toma, relu par jj pour le Saker Francophone

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Les BRICS vont créer leur propre assemblée parlementaire

Le 26 février 2015 – Source Sputniknews

Le président de la Douma Russe, Sergueï Narychkine, et le président du Comité des Affaires étrangères de Russie, Alexei Pushkov, ont discuté de la possibilité de créer une assemblée parlementaire des pays des BRICS lors de leur visite en Inde.

 brics
MOSCOU (Spoutnik) – A partir d’une initiative russe, une assemblée parlementaire des pays membres des BRICS, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, pourrait être instituée dans un avenir proche, a informé jeudi le journal Izvestia, citant une source proche du dossier.

La question devra, semble-t-il, être débattue lors du prochain voyage en Inde du président de la Douma russe Sergueï Narychkine et du président du Comité des Affaires étrangères de Russie, Alexei Pushkov.

«Nous allons débuter une coopération en vue de la création d’une assemblée parlementaire des pays des BRICS. Ce sera l’un des sujets qui seront discutés là-bas [en Inde]», a dit la source à Izvestia.

 

Narychkine et Pushkov seront rejoints lors de leur visite à New-Delhi par le vice-ministre des Finances de Russie Sergueï Storchak, qui supervise la création d’une nouvelle banque dans le cadre des BRICS  [qui a été fondée cette semaine], toujours selon cette source.

Pushkov s’est refusé à faire des commentaires plus détaillés quant aux informations données par cette source, mais a confirmé aux Izvestia que la Russie était en train «de renforcer et de donner un nouvel élan à la coopération interparlementaire au sein du format BRICS».

Le groupe des BRICS, les grandes économies émergentes, a été créé en 2010, lorsque l’Afrique du Sud à rejoint le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine dans ce qui a été précédemment connu sous le nom de BRIC.

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone
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En savoir plus:
La nouvelle route de la soie

Le 2 février 2015 – Source sputniknews

La Chine annonce une NOUVELLE Route de la Soie traversant la Russie et l’Inde

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi © Reuters/Wu Hong


La Chine est prête à développer une coopération économique avec la Russie et l’Inde dans le cadre de la stratégie
une Ceinture, une Route, la construction d’une nouvelle route de la soie, a annoncé lundi le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

«Nous appelons à des bénéfices mutuels plutôt qu’à un jeu à somme nulle ou à une confrontation. La Chine a créée l’initiative Une Ceinture, une Route. Nous voulons continuer la tradition de la Route de la Soie et lui donner un nouveau sens dans un nouveau siècle», a-t-il dit aux journalistes à l’issue des discussions trilatérales entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de la Chine et de l’Inde.

Selon Yi , la Chine est prête à coopérer avec tous les pays situés le long du corridor économique qui relie la Chine à l’Europe.

«Ce n’est pas un solo de la Chine, c’est une symphonie pour tous nos partenaires», a fait remarquer Yi, déclarant que la Chine allait coopérer avec toutes les parties intéressées, principalement la Russie et l’Inde, afin de parvenir à des bénéfices mutuels au XXIe siècle.

En 2013, le gouvernement Chinois à ratifié la stratégie Une Ceinture, une Route, une ceinture économique qui passe par les pays de la Route de la Soie, qui dans le passé reliait la Chine à l’Europe à travers l’Asie de l’Est et l’Asie centrale.

 

Traduit par jj relu par Diane pour le Saker Francophone

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La marine russe chez elle à Chypre au grand dam de l’UE

le 26 février 2015 – Source Russia Today

Russian missile cruiser Moskva. (Reuters/Stringer)

Croiseur lance-missile russe Moskva (Reuters/Stringer)

La marine russe continuera d’avoir accès aux ports chypriotes pour ses escales en Méditerranée, après un accord signé entre les deux pays pour prolonger les accords de coopération militaire existants.

L’accord qui s’applique aux vaisseaux russes luttant contre le terrorisme et la piraterie maritime avait été conclu à Moscou entre le président Vladimir Poutine et son homologue chypriote, Nicos Anastasiades. La signature est intervenue au milieu des tensions et des sanctions entre l’UE et la Russie à propos des conflits militaires en Ukraine.

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Bonnes nouvelles des BRICS

Le 26 février 2015 – Source Russia Today

L’Inde est favorable à la négociation d’une zone de libre échange avec l’union douanière dirigée par la Russie

Reuters/Ahmad Masood

L’Inde s’apprête à négocier un accord de libre échange avec l’Union douanière russe, la Biélorussie et le Kazakhstan au cours de ces six prochains mois, a annoncé le vice-ministre indien du Commerce et de l’Industrie Rajeev Kher.

Un groupe de travail russo-indien, constitué en novembre 2014, va étudier la négociation d’un accord global entre l’Inde et l’Union douanière.

Kher a expliqué que le groupe de travail avancerait des propositions ces six prochains mois et que le processus de négociations commencerait ensuite, rapporte l’agence TASS.

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Trois fronts pour la Russie: Comment Washington attise le chaos en Asie Centrale

par Ivan Lizan pour Odnako – Le 23 février – Source vineyardsaker

Traduit du russe par Robin

La déclaration du général Ben Hodges affirmant que dans les quatre ou cinq ans à venir, la Russie pourrait développer la capacité à mener une guerre  sur trois fronts simultanément n’est pas seulement la reconnaissance du potentiel militaire croissant de la Fédération de Russie, mais aussi une promesse que Washington s’assurera bien volontiers que ces trois fronts seront directement aux frontières de la Fédération de Russie.

Dans le contexte de l’inévitable ascension chinoise et la crise financière qui va bientôt s’aggraver, avec l’éclatement de bulles spéculatives, la seule façon pour les États-Unis de maintenir leur hégémonie mondiale est d’affaiblir leurs adversaires. Et la seule façon d’atteindre cet objectif est de déclencher le chaos dans les républiques limitrophes de la Russie.

C’est pourquoi la Russie va inévitablement entrer dans une période de conflits et de crises sur ses frontières.

Et donc le premier front de fait existe déjà, en Ukraine; le deuxième sera probablement entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh, et le troisième, bien sûr, sera ouvert en Asie centrale.

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Un député ukrainien:
La langue russe n’existe pas

Le 15 février 2015 – Source Fort Russ

«Il n’y a pas de langue russe, a affirmé un député du bloc de Porochenko, il n’y a que le dialecte du nord de l’Ukraine.»

Le député de la Rada, Ivan Vinnik, a déclaré qu’il n’y avait pas de langue russe, lors de la commémoration des Célestes Cent*.

D’abord, un des membres du parti d’autodéfense s’est plaint que le chef de l’administration de la ville de Kherson, Andrey Putilov, ne parle que le russe et ne veuille pas apprendre l’ukrainien.

Puis, Vinnik est venu au micro, dire que la langue russe n’existait pas du tout.

«Peut-être que cela va vous surprendre, mais j’aimerais insister sur le fait qu’il n’existe pas de langue russe mais un dialecte nord-ukrainien. Vous devez garder à l’esprit qu’au XVe siècle, la Russie n’avait pas de langue du tout. On y parlait mongolien, allemand, et puis, ils ont fait venir des Ukrainiens qui ont écrit le premier livre qui a existé en Russie. Par conséquent, j’aimerais faire cesser toutes les insinuations concernant la langue», a dit le député.

Commentaire de J. Hawk, traducteur du russe à l’anglais

Une fois admis qu’on considère Stepan Bandera comme un héros et son idéologie [fascisante, Note du Saker Francophone] comme la pierre angulaire du nouvel État ukrainien amélioré, je suppose que c’est normal que tôt ou tard, on aille jusqu’au bout de ses idées. À savoir envisager le génocide de tous les gens considérés comme non-Ukrainiens par les Galiciens**. Et il aura lieu, sauf si des forces internes et/ou externes les arrêtent à temps.

Notes

*Ou le Jour des Héros de la Céleste Centuria [les héros sont les cents innocents tombés sur la place de Maïdan sous les balles des snipers, Note du Saker Francophone]
http://lainfo.es/fr/2015/02/20/kiev-commemore-la-tombee-de-maidan/
**La Galicie est une région historique de l’Europe de l’Est, partagée actuellement entre la Pologne et l’Ukraine.

Traduit de l’anglais au français par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

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