Vue d’ensemble préélectorale
Par Dmitry Orlov – Le 23 octobre 2020 – Source Club Orlov
À ce stade, le gouvernement américain emprunte environ la moitié de ce qu’il dépense. Il emprunte environ le double de ses recettes totales. Une grande partie de cette nouvelle dette est à court terme. À ce stade, le budget fédéral américain est un pur système pyramidal. Toute cette dette va s’effondrer assez rapidement et les créanciers se bousculent pour se positionner avant la faillite et la liquidation à venir.
La politique étrangère américaine aime traiter la Russie et la Chine comme des adversaires majeurs, mais les deux ne pourraient pas être plus différents. La Russie n’a pratiquement aucune dette américaine, n’a pratiquement aucun commerce avec les États-Unis et a fait des réserves de bière, de pop-corn et d’armes hypersoniques au cas où les États-Unis décideraient de prendre des mesures désespérées.
Au niveau visible, la lutte géopolitique actuelle concerne le maintien de la primauté du pouvoir américain ; le pouvoir financier étant un sous-facteur de ce pouvoir politique. Carl Schmitt, dont les réflexions ont eu une telle influence sur Leo Strauss et sur la pensée américaine en général, préconisait que ceux qui ont le pouvoir doivent « l’utiliser ou le perdre ». L’objectif premier de la politique est donc de préserver son « existence sociale ».



L’élection présidentielle qui approche aux États-Unis suscite un débat sur de nombreux sujets, mais aucun n’a plus d’importance que le confinement du pays en réponse à la pandémie de Covid-19. Tout, des émeutes raciales, de la corruption supposée, des préoccupations économiques, et même jusqu’aux sujets de politique étrangère converge sur la question de savoir si oui ou non il fallait verrouiller une grande partie des États-Unis pour répondre à cette pandémie.