Par Dan Grazier − Le 23 février 2023 − Source Pogo
Le programme F-35 n’a guère progressé en 2022, alors qu’il se dirige en claudiquant vers une décision de mise en production en série, selon les informations livrées par le directeur des tests du Pentagone. Les concepteurs n’ont corrigé qu’une poignée des problèmes identifiés au sein des rapports précédents, et ne parviennent toujours pas à terminer un simulateur de test crucial pour la réussite du programme.
Au cours des mois de février des sept années passées, j’ai travaillé à produire des analyses longues et détaillées sur le sujet du F-35 en prenant comme source le rapport annuel du bureau de tests du Pentagone, du Bureau Dirigeant les Tests et Évaluations opérationnels. Je ne vais pas remettre le couvert cette année, car il n’existe que peu d’éléments nouveaux à analyser.
Vous vous souvenez de la théorie monétaire moderne ou « TMM » ? J’ai tiré la sonnette d’alarme pour la première fois en 2018, puis en 2021.
Au cours de nombreuses soirées, en 1952 et 1953, alors que j’étais un enfant encore à la maternelle, ma famille se réunissait autour d’une télévision d’occasion, dans la cité de Chicago où nous vivions, pour regarder « Victoire en mer« . Avec une musique entraînante et une narration solennelle, ce documentaire en 26 épisodes produit par NBC offrait un compte rendu inspirant de la Seconde Guerre mondiale en le présentant comme un conflit juste dans lequel la liberté avait triomphé du mal, en grande partie grâce aux efforts des États-Unis. Le pays avait mené une guerre populaire, menée par des millions de citoyens ordinaires qui avaient répondu à l’appel du devoir. L’issue de cette guerre témoignait de la force de la démocratie américaine.
L’hystérie suscitée par le ballon chinois survolant les États-Unis – poussée à son paroxysme, par l’envoi d’un avion Raptor (F-22) pour le faire « éclater » , puis par la célébration de cet « éclatement » comme la toute première « destruction air-air » d’un Raptor, est peut-être une source de raillerie discrète dans le monde entier, mais, paradoxalement, cet événement apparemment insignifiant peut contrarier le calendrier de guerre des États-Unis en Ukraine.
Il est tout à fait plausible de penser que déployer des systèmes de lancement compatibles avec des armes nucléaires finit inévitablement par un déploiement des armes nucléaires elles-mêmes. Quelles que soient les promesses formulées par des gouvernements, voulant que jamais des armes nucléaires ne seront déployées, le secret étouffant qui entoure ces arrangements est tel que l’on ne peut que douter de telles promesses.
Mercredi, j’ai eu 55 ans et j’ai reçu l’un des meilleurs cadeaux d’anniversaire qu’un type comme moi puisse demander, une bombe géopolitique majeure. Seymour Hersh a publié son premier
La chose qui distingue le dernier rapport en date de la RAND Corporation sur l’Ukraine ne réside pas dans la qualité de ses analyses, mais dans le fait que le groupe de réflexion national le plus prestigieux a adopté sur la guerre une position opposée à celle de la classe politique de Washington et des alliés globalistes de cette dernière. C’est un changement très important. Souvenez-vous-en, les guerres ne s’arrêtent pas du fait que le public se met à s’y opposer. Cela n’est qu’un mythe. Les guerres prennent fin lorsqu’un fossé assez vaste se creuse parmi les élites, qui finit par déboucher sur un changement de politique.