Par Alastair Crooke – Le 11 septembre 2025 – Source Conflicts Forum
La frappe contre l’équipe de négociation du Hamas réunie à Doha pour discuter de la « proposition Witkoff pour Gaza » n’est pas qu’une autre « opération menée par Tsahal » à passer sous silence (comme pour la décapitation de presque tout le cabinet civil au Yémen).
Elle marque plutôt la fin de toute une époque et “une nouvelle réalité” pour le Qatar.
C’est un événement marquant car pendant des décennies le Qatar a joué un jeu très rentable : soutenir les djihadistes radicaux d’Al-Nosra en Syrie comme levier contre l’Iran, tout en maintenant des bases militaires américaines et un partenariat stratégique avec Washington. Doha se présente comme un médiateur pouvant dîner avec les djihadistes tout en agissant comme un facilitateur du Mossad.
Je ne connais pas le Secrétaire américain au Trésor, M. Scott Bessent, mais des gens qui ont travaillé avec lui à Wall Street m’ont dit que c’est un gars vraiment intelligent. Pourtant, sur la base de sa dernière affirmation du week-end selon laquelle il pense qu’une nouvelle série de sanctions — qui comprend l’arrêt du flux de pétrole et de gaz naturel russes vers la Chine et l’Inde – va permettre d’effondrer l’économie russe. La déclaration de Bessent me suggère qu’il ne comprend rien à la résilience de l’économie russe, rien à la nature des relations bilatérales Russie-Inde et Russie-Chine, et rien à propos du complexe militaro-industriel russe. En bref, il est peut-être très intelligent pour vendre des obligations et des actions à Wall Street, mais il c’est un débutant en ce qui concerne la Russie et son économie.
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Aux États-Unis, l’affaire des « fichiers Twitter » a révélé l’existence d’une vaste alliance d’agences gouvernementales, d’organisations médiatiques, d’entreprises technologiques, d’institutions universitaires et de groupes de la société civile travaillant ensemble pour supprimer, signaler et censurer les discours non favorables en ligne ; un système secret de contrôle narratif qui est devenu connu sous le nom de « complexe censuro-industriel ».

