L’Iran essaye de s’en sortir au mieux dans cette guerre


Par Alastair Crooke – Le 4 juin 2026 – Source Conflicts Forum

La guerre entre les États-Unis et l’Iran a dépassé sa phase initiale pour atteindre la prochaine, pour laquelle l’Iran met toutes les chances de son côté, la prochaine phase étant un retour à la guerre chaude. Probablement une guerre en épisodes limités, mais possédant néanmoins un potentiel d’élargissement régional, si les États-Unis (et Israël) choisissent d’intensifier fortement les choses.

La nouvelle phase comporte bien sûr des risques, mais l’Iran détient des atouts pour imposer des dommages disproportionnés et plus importants aux infrastructures du Golfe en représailles à tout préjudice qui lui est infligé et a conscience que l’Occident se rapproche de plus en plus de la « falaise énergétique ».

Les trois piliers sous-jacents à ce changement sont premièrement, la confiance que l’Iran ne sera pas (et ne peut pas être) éloigné de son emprise sur Ormuz, et qu’en consolidant ses structures administratives là-bas, la réalité de l’emprise de l’Iran sur Ormuz sera de plus en plus assimilée par les autres États, et reflétée dans leur acceptation du contrôle irano-omanais.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. L’Iran devra lancer l’attaque pour éviter le piège du cessez-le-feu


Par Moon of Alabama – Le 5 juin 2026

Une tactique typique des États-Unis contre une cible stratégique consiste à « faire bouillir la grenouille » en augmentant lentement la température de l’eau dans laquelle elle se trouve. Le conflit en Ukraine en est un bon exemple. Les frappes contre la Russie, dirigées par la CIA, s’intensifient petit à petit pendant que la Russie hésite à prendre des mesures de dissuasion plus sévères.

La guerre actuelle contre l’Iran en est un autre exemple. Les États-Unis insistent sur un cessez-le-feu tout en essayant d’éroder la capacité de résistance de l’Iran en l’étranglant économiquement.

L’arme principale de l’Iran, le blocus du détroit d’Ormuz, aura besoin d’un mois ou deux de plus pour déployer pleinement son effet escompté sur l’économie américaine et mondiale. Pendant ce temps, les États-Unis tentent d’épuiser l’Iran avec une diplomatie malhonnête, des mesures économiques (son blocus) et des frappes ponctuelles.

Mais l’Iran est bien conscient de cette tactique. Il a décidé d’éviter ce piège du cessez-le-feu par une escalade graduelle :

Continuer la lecture

Opération Barbarossa : le bilan définitif


Par Hans Vogel − Le 30 avril 2026 − Source hansvogel.substack.com

Il y a quelques jours, Antelope Hill a publié L’Allemagne dans le viseur de Staline (Germany in Stalin’s Crosshairs), la traduction en anglais de l’ouvrage allemand écrit par le Dr. Bernd Schwipper, ancien général de la Nationale Volksarmee, l’armée de la République Démocratique d’Allemagne.

Continuer la lecture

Les rapports sur l’effondrement de la Russie sont grandement exagérés


Par Dan Storyev – Le 2 juin 2026 – Source Moscow Times

Arthur Novossiltsev / Agence de presse de Moscou

La Russie mène une guerre contre son voisin. Son économie est en surchauffe et dépend de la poursuite du conflit, tandis que le pays devient rapidement de plus en plus autoritaire à mesure que les droits politiques sont de plus en plus restreints.

Ce texte ne date pas de 2026 mais de 1999. Mais ce genre d’affirmation a été aussi publié en 2008 ou en 2014. Pourtant, à chaque fois, la Russie ne s’est pas effondrée.

La Russie a été présentée — et s’est elle-même présentée — comme une menace pour l’Occident pendant des décennies. Il y a même un argument convaincant disant que l’Occident se définit, de son coté, par l’altérité et la crainte de la Russie.

Pendant quelques décennies on a pu voir les gros titres annonçant que la Russie était au bord de l’effondrement ou allait s’effondrer rapidement. Un article de première page, datant de 2001, publié par The Atlantic, proclamait que « La Russie est finie ». Récemment, une nouvelle série d’arguments en faveur du déclin de la Russie ont été introduits dans le discours, prédisant l’effondrement de l’armée russe ou même un coup d’État à Moscou.

Continuer la lecture

La Russie peut-elle s’abstenir de riposter ?


Par English outsider – Le 4 juin 2026 – Moon of Alabama

Tiré d’un commentaire

“Le fait que la Russie ait tenu aussi longtemps est un miracle. Combien de temps peut-elle encore tenir est une autre histoire.”

Posté par : Bored / 31 mai 2026 15: 23 utc / 7

L’essentiel est que nous soyons tous arrivés jusqu’ici sans passer au nucléaire. Cela devenait juste un peu nerveux vers la fin de la présidence Biden.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. La réalité économique obligera Trump à défier la pression du Lobby


Par Moon of Alabama – Le 2 juin 2026

Ce graphique explique pourquoi Trump est stressé et pourquoi l’Iran pense qu’il est en train de gagner le conflit.

Le lobby sioniste est farouchement opposé à tout accord de paix avec l’Iran. Israël fera de son mieux pour saboter toute résolution sur le sujet en poursuivant sa guerre au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Il veut que la guerre contre l’Iran se poursuive jusqu’à ce que ce pays soit détruit en tant que concurrent viable.

Continuer la lecture

La Terre bouge tout juste un peu


L’opération Epic Fury était bruyante. L’opération Economic Fury est silencieuse… Alors que les porte-avions faisaient la une à la télévision, c’est le Trésor qui menait la véritable démolition. − Jesús Enrique Rosas sur X


Par James Howard Kunstler – Le 1er mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’ancien président Obama tente une politique étrangère de l’ombre avec le Premier ministre canadien Carney

Attendez-vous à une semaine décisive. Le golfe Persique reste fermé et d’énormes nappes de pétrole s’échappent de l’île de Kharg tandis que l’Iran vocifère et tape du pied. Personne ne peut même plus essayer d’acheter son pétrole, pas même la Chine. Les sanctions sont trop lourdes. Les puits iraniens doivent être fermés dès maintenant. Imaginez comment les responsables de la production sur les champs pétroliers hurlent contre leurs superviseurs fous du Corps des gardiens de la révolution islamique. L’Iran n’a plus d’économie en état de fonctionner. La force de sécurité intérieure iranienne, le Basij (Sâzmân-e Basij-e Mostaz’afin, ou « Mobilisation des opprimés ») étouffe quiconque exprime son mécontentement dans les rues, ce qui ne fait pas bonne impression pour un régime qui ne peut survivre sans feindre de bénéficier d’un soutien populaire.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. Après qu’Israël a menacé Beyrouth, l’Iran a annoncé qu’il réduirait encore les approvisionnements mondiaux en pétrole


Par Moon of Alabama – Le 1er juin 2026

Le gouvernement israélien, poussé par ses Sionazis et avec le soutien de la Maison Blanche, a annoncé qu’il allait attaquer la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth. Dahiyeh est un quartier civil normal qui est censé avoir une majorité chiite ayant des sympathies pour le Hezbollah.

Israël dit qu’il va renouveler ses frappes contre le Hezbollah à Beyrouth après avoir fait pression pour obtenir le feu vert des États-Unis – Times of Israel

Continuer la lecture

Les conséquences de la guerre en Iran marqueront la réinitialisation de la géopolitique mondiale


Par Alastair Crooke – Le 28 mai 2026 – Source Conflicts Forum

Apparemment, chaque jour apporte de nouvelles déclarations haletantes disant qu’un « accord » américano-iranien est presque signé. Comme c’est souvent le cas, les médiateurs (pakistanais et qataris) espèrent manipuler les deux parties en disant à l’une que l’autre est proche de donner son accord alors qu’elle ne l’est pas, surtout à cause d’une atmosphère de méfiance totale entre les deux. De cette manière, les médiateurs espèrent faire avancer les choses vers un accord final. C’est une tactique familière, mais qui entraîne assez souvent de la confusion et de la méfiance plutôt que le règlement tant attendu.

Le « plan« , à ce stade, ne comporte que deux piliers centraux : la « réouverture » du détroit d’Ormuz par l’Iran (aux conditions de l’Iran) en échange de la levée du blocus naval américain et, à une date ultérieure, le problème de la dilution de l’uranium enrichi à 60% de l’Iran serait abordée en échange de la fin des sanctions.

Dire que le diable est dans les détails serait l’euphémisme de l’année. L’Iran comprend que les déclarations tonitruantes de Trump annonçant un « accord imminent » sont premièrement destinées à maintenir le marché boursier américain en hausse et les contrats à terme sur le pétrole bien en dessous du prix de livraison du pétrole physique. Et, deuxièmement, elle sont faites pour obscurcir le fait que Trump cherche un moyen plausible de mettre fin à la guerre en concluant un accord rapide et incomplet qui, selon toute vraisemblance, se ferait en grande partie aux conditions de l’Iran.

Toutes les autres questions – y compris les détails cruciaux concernant un accord sur le nucléaire – seraient reportées.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. Échec de la pression américaine


Par Moon of Alabama – Le 30 mai 2026

Une tactique typique des États-Unis consiste à faire monter les choses en épingle dans un conflit, en introduisant continuellement des mesures hostiles supplémentaires. Les lignes rouges sont franchies petit à petit avec l’espoir que chaque pas soit trop petit pour que l’autre côté ose vraiment riposter. La guerre en Ukraine continue d’être menée comme ça.

Il y a deux jours, les États-Unis ont attaqué deux bateaux iraniens qui, selon eux, posaient des mines près de Bandar Abbas. (Il n’y a aucune preuve que l’Iran ait posé des mines dans le détroit.)

L’Iran n’a pas laissé faire et a immédiatement riposté.

Continuer la lecture