Par Ron Unz − Le 30 mars 2026 − Source Unz Review
Les premiers chapitres de mes manuels d’histoire générale consacraient tous beaucoup de place à l’attaque japonaise contre Pearl Harbor qui fit entrer les États-Unis en guerre. Mais ils n’accordaient que quelques paragraphes aux victoires militaires majeures remportées peu après par le Japon. À peine plus d’une seule phrase était consacrée à la chute de Singapour face à l’armée japonaise, en dépit de l’importance mondiale qu’eut cet événement.

Durant de nombreuses années, les Britanniques avaient compté sur Singapour, qui tenait lieu de pilier militaire centrale de leurs possessions en Asie orientale : une ville-forteresse qu’ils désignaient souvent comme « Gibraltar de l’Orient. » Occupée par une vaste garnison britannique de 85 000 hommes, elle était considérée comme imprenable. Pourtant, quelques semaines à peine après la destruction du plus gros de la flotte étasunienne à Hawaï, loin de là, un général japonais attaqua Singapour par les terres, faisant progresser ses hommes à travers ce que les Britanniques avaient considéré comme une jungle malaisienne absolument infranchissable. La garnison britannique, dont les « canons de Singapour » marquèrent l’histoire comme braqués dans la mauvaise direction, fut totalement prise au dépourvu lorsque le général japonais investit la ville et lança son attaque. Le premier ministre britannique Winston Churchill ordonna à ses troupes de combattre jusqu’au dernier homme, mais celles-ci se rendirent à l’issue de la première semaine de combat, et furent constituées prisonnières d’une force japonaise forte d’à peine plus du tiers de leur propre nombre. L’événement constitua une humiliation nationale absolue pour le puissant Empire britannique.
Ce qui a été convenu par l’Iran le 7 avril n’est pas un cessez-le-feu en soi, mais plutôt une brève cessation des actions militaires afin de fournir l’espace permettant de tester si une discussion politique significative avec les États-Unis est possible ou pas.
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Je n’écris normalement pas d’essais qui continuent directement les précédents mais, étant donné la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, j’ai pensé qu’il serait utile cette semaine de développer un peu plus certaines des idées de 
Les médias indiens ont fait une mauvaise analyse de la réunion, convoquée par la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper le jeudi 2 avril, concernant la situation autour du détroit d’Ormuz. Des conclusions farfelues sont tirées prétendant que la réunion a marqué la première étape vers la formation d’une coalition pour rétablir un passage sûr ; les plans incluant le déminage de la voie navigable en consultation avec les planificateurs militaires dans les semaines à venir, et ainsi de suite.
Les mystérieux marchés financiés dit « repo » — que pratiquement personne en dehors du secteur bancaire ne comprend (et même certains initiés du secteur bancaire non plus) — sont à nouveau en train de dérailler, comme en septembre 2019, juste avant que « Vous-Savez-Qui » ne frappe le monde de plein fouet avec des confinements, des élections truquées et des faux vaccins. La moitié de l’Amérique n’a toujours pas remis les idées en place… et c’est reparti pour un tour.