Ukraine :
Le schéma global, et facile, du business-plan des oligarques pro-UE

Par Sergei Glazyiev – Le 19 mars 2015 – Source thesaker.is

La Banque d’Ukraine a décidé de remonter son taux de refinancement à 30%. Avec la hausse des taux d’intérêt, les autorités financières ont suivi le même chemin que la Banque de Russie.
Les conséquences seront les mêmes: compression d’un crédit déjà inaccessible, aggravation de la récession et inflation élevée, au même niveau – à peu près 30%.

En temps de crise, une politique monétaire réduite à la limitation de la masse monétaire aboutit partout et toujours au même résultat – la contraction de l’économie dans le piège de la stagflation, qui combine la réduction de la production, une inflation élevée, l’augmentation du chômage et la baisse des revenus.

Comme je comprends l’argument, c’est une demande du FMI. Elle est absolument courante, basée sur le dogme monétariste et largement connu comme un modèle de la thérapie du choc. Seules les activités orientées vers l’exportation survivront à une telle politique.

Puisque les autorités ukrainiennes actuelles ont rompu leur coopération avec la Russie, les seules exportations possibles sont celles qui intéressent l’Union européenne. Parallèlement au tournesol et à la ferraille, ne seront exportés que le travail bon marché, la contrebande d’armes et, éventuellement, le tchernoziom [les fameuses terres noires, riches en humus, NdT].

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Pourquoi l’Europe défie-t-elle les États Unis en rejoignant la banque d’investissement chinoise ?

Par Gabriel Domínguez – Le 18 mars 2015 – Source DW

Malgré les pressions américaines, les quatre plus grandes puissances économiques européennes ont décidé de rejoindre la Banque régionale d’investissement chinoise, vue comme une potentielle rivale de la Banque mondiale, sous tutelle américaine. Pourquoi ?

Même si la Chine n’a lancé l’initiative de cette Banque régionale asiatique de développement qu’en octobre dernier, elle est déjà présentée comme une rivale potentielle aux institutions financières établies telles que la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAD). Basée à Pékin, la Banque d’Investissement pour l’infrastructure asiatique (AIIB), pour laquelle la Chine a prévu de fournir jusqu’à 50 pour cent des 50 milliards de dollars de capital de départ, est destinée à financer des projets d’infrastructure dans des domaines tels que l’énergie, le transport et la communication en Asie, la région au plus fort taux de développement du monde.

La raison derrière cette initiative est que, compte tenu de l’expansion économique rapide de l’Asie, les institutions financières internationales existantes, telles que la Banque mondiale et la BAD, critiquées par beaucoup comme étant dominées l’une par les États-Unis et l’autre par le Japon, ne peuvent plus satisfaire les besoins de la région en raison de leur capital limité et de l’adoption de priorités différentes.

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Un dernier regard sur l’économie réelle avant qu’elle n’implose – Partie 2

Par Brandon Smith – Le 11 mars 2015 – Source www.altmarket.com

Partie 1.

Les dépenses de consommation aux États-Unis représentent environ 70% du produit intérieur brut, mais il est important de noter que la manière dont officiellement le PIB est calculé est très imprécise. Par exemple, tout l’argent du gouvernement utilisé dans le système de couverture Medicare qui paye pour les demandes de santé des consommateurs, ainsi que le programme d’aide sociale Obamacare, devenu un fléau, sont comptés dans le PIB, malgré le fait que ce capital est créé à partir de rien par la Réserve fédérale et génère également une dette pour le contribuable moyen. La création d’une dette par le gouvernement n’engendre pas d’amélioration de la production nationale. Si c’était une réalité, alors tous les pays socialistes et communistes (même chose) seraient largement enrichis aujourd’hui. Ce n’est tout simplement pas le cas.

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Qui profite de la richesse aux États-Unis ?

Par Paul Buchheit – Le 16 mars 2015 – Source ICH

Il y quelque chose de profondément pervers dans une société qui tout en créant trente mille milliards de dollars de nouvelles richesses, nourrit dans le même temps six millions d’enfants supplémentaires avec des coupons alimentaires.

Les médias de masse ne publient que rarement de tels faits. Les super-riches continuent à augmenter leur richesse, aussi tranquillement que possible, et nos membres dirigeants du Congrès ne s’intéressent pas beaucoup aux chiffres, sauf quand il s’agit de coupes budgétaires pour les plus démunis, de subventions aux multinationales ou de fonds pour les contributions à leurs campagnes électorales.

Mais les chiffres ont le pouvoir de révéler la chute dramatique de la classe moyenne durant les trente-cinq dernières années.

1. 138 000 enfants étaient sans abri alors que 115 000 foyers gagnaient chacun $10 millions de plus par an.

Les données récentes ont montré que les 1% les plus riches (115 000 foyers) ont chacun vu leur richesse augmenter chaque année de la somme astronomique de $10 millions par an. Alors qu’ils faisaient le compte de l’argent qu’il possèdent, par une nuit glaciale de janvier, 138 000 enfants, selon le Département du Logement US, n’avaient pas de foyer.

2. Le foyer US moyen paie $400 pour nourrir et habiller les salariés de Walmart, Mc Donald et d’autres travailleurs à bas revenus

L’Institut de Politique Économique rapporte que $45 milliards sont versés annuellement en aide sociale fédérale ou au niveau des États, à des travailleurs gagnant moins de $10,10 de l’heure. Ainsi, le foyer US moyen paye près de $400 à des employés à faible revenus, travaillant dans des industries comme la restauration, le commerce et le soin aux personnes.

L’augmentation de 1 dollar par heure faite par Walmart à grand renfort de publicité, coûtera à la société près de $1 milliard annuellement. Ses profits pour l’an dernier ont avoisiné 25 milliards.

Mais cette sordide histoire est encore pire que cela, car selon ce qu’affirme un rapport de PBS, Walmart a dépensé 6,5 milliards par an en rachat d’actions pour enrichir ses actionnaires, soit approximativement la même somme que celle demandée aux contribuables pour payer les coupons alimentaires, les soins de base (Medicaid), le logement et d’autres programmes d’aide sociale destinés aux employés sous-payés de la société.

3. Alors que $30 trillions de nouvelles richesses ont été créés, le nombre des enfants vivant sur des ticket de rationnement alimentaire s’est accru de 70%.

Avant la récession de 2008, 12 enfants états-uniens sur 100 bénéficiaient de coupons alimentaires. Après la récession, 20 enfants étasuniens sur 100 y ont droit.

Cela fait un accroissement de près de 70 %, de 9,5 millions d’enfants en 2007 à 16 millions en 2014, alors que dans le même temps, la richesse aux États-unis, s’accroissait de $30 trillions. Même avec cet accroissement incroyable de richesse, notre nation n’a pas été capable de garantir la sécurité alimentaire à des millions de ses citoyens les plus vulnérables.

4. En dépit du déclin de la sécurité alimentaire, le programme de coupons alimentaires à été amputé de 8,6 milliards et l’argent à été donné à l’agriculture industrielle.

Alors que de plus en plus d’enfants ont faim, les plus grandes firmes agro-industrielles ont continué à recevoir de l’argent des contribuables pour accroître leurs profits se chiffrant déjà en milliards. La loi sur l’agriculture de 2014 ampute de $8,6 milliards (sur les dix années à venir) le programme de coupons alimentaires, dont la moitié des bénéficiaires sont des enfants. Dans le même temps, $14 milliards sont versés annuellement à 10% des propriétaires des plus grandes fermes.

Désespérés, brisés

Les médias de masse soulignent le rebond de l’économie, la Bourse en folie et la chute du chômage. Mais la Bourse n’a enrichi que 10% des États-uniens, leur donnant des millions de dollars depuis le début de la récession, alors que les nouveaux emplois disponibles sont bien en dessous du niveau de qualification des adultes diplômés et n’offrent bien souvent pas de couverture médicale ni de droit à la retraite. Trop d’États-uniens, autrefois prospères, sont abattus, brisés et attendent vainement que nos dirigeants élus arrêtent de redistribuer notre richesse nationale de cette façon.

Paul Buchheit

Paul Buchheit enseigne les inégalités économiques à la DePaul University. Il est le fondateur et le développeur des sites internet :UsAgainstGreed.org, PayUpNow.org and RappingHistory.org, ainsi que l’écrivain et l’éditeur du livre American Wars: Illusions and Realities (NdT : Les guerres étasuniennes : Illusions et réalités). Il peut être contacté à l’adresse : paul@UsAgainstGreed.org.

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Dernière nouvelle:
Le plan anti-crise de Porochenko a fuité

Le 15 mars 2015 – Source Fort Russ

ADMINISTRATION PRÉSIDENTIELLE UKRAINIENNE
PLAN ANTI-CRISE

1. Emprunter.

2. Emprunter.

3. Emprunter.

4. Emprunter.

5. Tout gaspiller.

6. Acheter un billet pour Londres.

Signé: Porochenko, Président d’Ukraine

Commentaire de J.Hawk (Traducteur du russe à l’anglais)

Je crois que le plan couvre tous les aspects du problème ! Il est seulement difficile de dire si on en est au point 2, 3 ou 4 de sa mise en œuvre, même si le point 5 est en bonne voie d’achèvement !

Traduction de l’anglais Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

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Un dernier regard sur l’économie réelle avant qu’elle n’implose – Partie 1

Par Brandon Smith – Le 4 mars 2015 – Source www.altmarket.com


Nous sommes seulement au deuxième mois de 2015, et cette année a déjà prouvé qu’elle serait la plus volatile économiquement parlant depuis 2008-2009. Nous avons vu les marchés pétroliers s’effondrer d’environ 50% en l’espace de quelques mois (au moment où la Réserve fédérale a annoncé la fin du QE3, méthode destinée à utiliser la monnaie fiduciaire pour cacher la baisse de la demande de biens), le Baltic Dry Index perdre 30% depuis le début de l’année, la surprise de la monnaie suisse, les Grecs qui menacent de sortir de l’UE (et maintenant les citoyens grecs menaçant de manifestations violentes le nouvel accord sur les quatre prochains mois), et les effets de la grève dans les ports de la côte Ouest des États-Unis qui dure depuis neuf mois et n’est pas encore réglée. Ce n’est pas seulement une expression fugace d’un premier trimestre négatif, c’est un signe de ce qui arrive.

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Maidan 2.0 ? La colère en Ukraine atteint une masse critique

Le 11 mars 2015 – Source Russia Insider

Hyperinflation et chômage inquiètent les Ukrainiens, qui se préparent au pire

Les Ukrainiens se préparent au pire

En conséquence de la chute de la hryvnia, la devise ukrainienne, et de l’inflation galopante en Ukraine, les citoyens achètent maintenant leurs aliments en vrac. En outre, les Ukrainiens auront à débourser plus pour l’électricité à partir du mois de mars. Le mécontentement de la population est au plus haut.

Les Ukrainiens craignent qu’un échec économique similaire à celui vécu en  Union soviétique après l’effondrement de 1991 puisse se répéter. Surtout dans la capitale, Kiev, où l’on fait déjà face à des pénuries alimentaires, à l’hyperinflation et au chômage de masse.

Bloomberg a cité une comptable de 65 ans, à Kiev, Valentina Lozova «Mon entreprise est au bord de l’effondrement et il y a beaucoup d’autres exemples (…) Les salaires n’augmentent pas malgré une inflation en forte hausse et une monnaie en chute libre. J’ai peur de l’avenir».

L’économie devrait se contracter de 12% cette année et l’inflation a augmenté en janvier de 28,5%. L’an dernier la hryvnia a perdu 62% de sa valeur.

«Chaque jour, je peux voir des gens dans les supermarchés qui achètent des sacs de farine et de céréales pour mettre en réserve à cause de l’inflation», raconte Irina Lebiga, 31 ans, qui cherche un acheteur pour son élevage de moutons non rentable à Poltava.

Un chauffeur de taxi, Andriy Zaljeski, rapporte que les parcs de stationnement des hypermarchés sont toujours pleins. Il déclare: «Les gens achètent des choses comme des boîtes de conserve, de la farine, du sucre, des nouilles de sarrasin et du papier hygiénique».

Un économiste de la banque Citigroup, Ivan Chakarov, dit qu’il y a un mécontentement croissant parmi la population. La vie économique va devenir encore plus dure et les promesses de la révolution du Maïdan restent largement insatisfaites.

La population civile de l’Ukraine, déjà accablée par la pauvreté dans de nombreuses parties du pays, paie 40% de plus pour les factures d’électricité depuis mars. Par cette voie, le gouvernement de Kiev satisfait aux exigences du FMI.

L’article original paru dans German Economic News  a été traduit de l’allemand par Anita Zalaldinova pour Russia Insider.

Traduit en français par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Attention au pivot de la Grèce vers la Russie

Par Tyler Durden – Le 12 mars 2015 – Source zerohedge

Avec des médias allemands se demandant qui est le plus dangereux pour nous? La Grèce ou la Russie?, des actions récentes des deux protagonistes dans cette question suggèrent qu’ils peuvent être mis sur le même pied plus tôt que beaucoup ne s’y attendaient.

Avec les tensions qui montent entre la Grèce et l’Eurogroupe, les visites récentes et futures en Russie ont gagné en importance depuis que le ministre des Finances russe a confirmé que Moscou «pourrait considérer une aide financière pour la Grèce». Alors que cet idée de pivot russe était un truc de conspirationnistes il y a seulement quelques semaines, la BBC se demande maintenant directement si l’Europe pourrait abandonner la Grèce au profit de la Russie. Sachant que 61% des Grecs ont un regard positif envers la Russie et seulement 23% envers l’Europe, cela ne devrait choquer personne.

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La dose de came

Par Colonel Cassad – Le 12 mars 2015 – Source cassad-eng.livejournal

2015-03-13_11h25_13
Réception de la barque du FMI par l’Ukraine Bienvenue – Voici le Pain et le Sel

Le Fonds monétaire international a déjà envoyé la première tranche de 5 milliards de dollars d’aide financière à l’Ukraine.

Au total, le pays va obtenir 10 milliards de dollars cette année, a dit, jeudi, le chef de la mission du FMI en Ukraine, Nikolay Georgiev.

Dans le cadre du programme de soutien de l’économie ukrainienne, le FMI fournira 17,5 milliards de dollars au total. En outre, il est prévu une restructuration de la dette de 15 milliards de dollars et une aide de 7,5 milliards des pays du G7. Comme le dit le rapport du FMI, le plan primitif a été élargi à cause du conflit dans l’est de l’Ukraine qui cause de «sérieux dommages à l’économie en diminuant fortement les livraisons de marchandises et en faisant chuter la monnaie nationale». Le 12 février, la responsable du FMI, Christine Lagarde, a déclaré que le montant total de l’aide financière à l’Ukraine serait de 40 milliards de dollars. La somme sera répartie sur quatre ans et proviendra de plusieurs sources. L’année dernière, la dette extérieure du pays a atteint 30 milliards de dollars. C’est un quart du PIB de l’Ukraine. Le Premier ministre, Arsenii Iatseniouk, a déjà indiqué qu’en 2015 le service de la dette coûterait 11 milliards de dollars à Kiev. Dans le même temps, les réserves du pays sont tombées à 5,6 milliards de dollars.

lien : http://lenta.ru/news/2015/03/12/imf/ (en russe).

PS: En fait, comme prévu, le drogué a triomphalement reçu une nouvelle dose, de sorte que ceux qui avaient prévu que l’Ukraine ferait rapidement défaut – à l’automne, l’hiver ou le printemps – devront attendre pour faire paraître des communiqués triomphants sur le spectaculaire effondrement imminent du pays. Tant que la junte sert encore à quelque chose, elle recevra sa dose, mais pas plus que ce dont elle a besoin pour accomplir les tâches prescrites par ses patrons. La remarque typique de Iatseniouk, selon laquelle les habitants de l’Ukraine devaient penser aux générations futures, est une plaisanterie cynique, car il est évident que la génération actuelle des Ukrainiens ne verra rien de bon arriver. Le poids de la dette va augmenter progressivement et se répercuter sur les enfants et les petits-enfants. Sans cet argent, il serait très difficile à Kiev de continuer la guerre, parce que, sans emprunts extérieurs, la guerre provoquerait tout simplement la faillite économique de Kiev. Maintenant qu’ils ont reçu une nouvelle dose, ils peuvent se remettre à faire ce pourquoi ils ont été portés au pouvoir.

Il faut aussi noter que l’arrivée de nouveaux fonds occidentaux aidera la junte à stabiliser un peu la situation sur le marché financier et à mieux préparer la prochaine étape de la guerre. En même temps que l’Ukraine a reçu cet argent, la France, qui a tenu bon sur le Mistral, a également reçu un pourboire. http://www.newsru.com/world/12mar2015/mistral.html (en russe). Pour consoler Hollande les Américains ont commandé un paquebot civil au chantier où le Mistral russe a été construit, alors maintenant Hollande, ce perpétuel indécis, devrait retrouver sa bonne humeur.

Traduit par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone.

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Sommes-nous à la veille d’une crise monétaire mondiale sans précédent?

Par Michael Snyder – Le 11 mars 2015 – Source infowars

La dernière grande ruée sur le dollar américain, la mort de l’euro et 74 mille milliards de dollars en instruments dérivés en péril

Image Credits: kjgarbutt, Flickr

 

Le mardi 10 février 2015, l’euro est tombé brièvement en-dessous $1,07 pour la première fois en près d’une douzaine d’années. Et le dollar américain continue de monter contre presque toutes les autres devise majeures. L’indice du dollar américain a augmenté de façon incroyable, 23% en seulement huit mois.
C’est le rythme d’augmentation le plus rapide depuis 1981. Vous pourriez être tenté de penser qu’un dollar plus fort est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas le cas.

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