
– À quoi servent ces obus ?
– À prolonger, le plus longtemps possible dans les médias, l’histoire du Russiagate
Par James Howard Kunster − Le 23 avril 2108 − Source kunstler.com
L’Amérique est devenue une nation Alzheimer. On ne se souvient de rien après quelques minutes. Les médias, qui fonctionnent d’habitude comme une sorte de cerveau collectif, sont un trou de mémoire où les événements sont engloutis et disparaissent. Une attaque en Syrie, demandez-vous ? De quoi s’agit-il ? Facebook vous a volé… quoi donc ? Quatre vies ont disparu dans un… un quoi ? Quelque chose à propos des radotages ? Trump a dit… quoi ?
Arrêtons-nous aujourd’hui et évaluons l’état des lieux dans ce pays alors que le printemps a chassé l’hiver.

Quand la personne moyenne pense à la technologie, la première chose qui lui vient à l’esprit n’est pas le chien ou le chat de la famille. On ne peut pas non plus considérer une volée de poulets, un paquet de graines ou un sac de pommes de terre comme des exemples de technologie. Mais le penseur de la technologie, Dmitry Orlov, dans son livre « Réduire la technosphère » soutient que c’est exactement ce qu’ils sont. Dans le contexte d’une ferme rurale, un chien est un système de sécurité à domicile très avancé, les chats et les poulets sont un service de lutte antiparasitaire (ces derniers ciblant respectivement les rongeurs et les insectes) et les pommes de terre et les paquets de semences jouent un rôle indispensable en fournissant les besoins médicinaux dont dépendent les citadins et les usines pharmaceutiques. Ce sont tous des exemples de technologies « naturelles » de celles qui représentent, selon les mots d’Orlov, « les adaptations humaines des choses que la nature a produites chez d’autres espèces en tant que traits d’évolution ».






Il y a presque une décennie, j’ai écrit un article dans lequel j’ai défini les