C’est la première fois que d’autres dictent à l’Occident des instructions plutôt que d’en recevoir sur la manière de se conformer aux lignes rouges américaines.
Par Alastair Crooke – Le 13 décembre 2021 – Source Strategic Culture
Un soupir de soulagement presque audible a résonné dans les couloirs occidentaux. Bien qu’il n’y ait pas eu de percée lors de la réunion virtuelle de l’équipe Biden-Poutine, les discussions ont, sans surprise, été fortement axées sur le sujet de préoccupation immédiat : l’Ukraine, dans un contexte de crainte généralisée que le volcan ukrainien n’entre en éruption à tout moment.
Lors de la réunion, il a été convenu de lancer une discussion de « basse intensité », de gouvernement à gouvernement, sur les lignes rouges de la Russie et sur l’arrêt de l’expansion de l’OTAN vers l’est. Jake Sullivan a toutefois jeté un froid suite à cette proposition en soulignant fermement que les États-Unis n’avaient pris aucun engagement sur ces deux questions. Biden (comme annoncé à l’avance) a mis en garde contre de fortes mesures notamment économiques si la Russie intervenait en Ukraine. Continuer la lecture
Les États-Unis accueilleront le Summit for Democracy, en ligne, les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à décider qui peut assister à l’événement et qui ne peut pas y assister, qui est un « pays démocratique » et qui ne peut prétendre à ce statut. Produit évident de sa mentalité de guerre froide, cette initiative va attiser la confrontation idéologique et la fracture dans le monde, en créant de nouvelles « lignes de démarcation ». Cette tendance est en contradiction avec l’évolution du monde moderne. Il est impossible d’empêcher la formation d’une architecture polycentrique mondiale, mais cela pourrait nuire au processus objectif. La Chine et la Russie rejettent fermement cette tendance.
L’Union européenne est, selon la parole immortelle du soldat Hudson d’Aliens, « … à bord d’un ascenseur express pour l’enfer, en pleine descente », depuis longtemps maintenant.
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