Les ambassadeurs russe et chinois aux États Unis : Il faut respecter les droits démocratiques des peuples


Nous vous présentons cette exceptionnelle lettre publique écrite en commun par les ambassadeurs russe et chinois et adressée au public étasunien par l’intermédiaire du National Interest, une revue géopolitique étasunienne. Nous y joignons une analyse de cette lettre faite par un commentateur russe.


Par Anatoly Antonov et Qin Gang – Le 26 novembre 2021 – Source National Interest

Les États-Unis accueilleront le Summit for Democracy, en ligne, les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à décider qui peut assister à l’événement et qui ne peut pas y assister, qui est un « pays démocratique » et qui ne peut prétendre à ce statut. Produit évident de sa mentalité de guerre froide, cette initiative va attiser la confrontation idéologique et la fracture dans le monde, en créant de nouvelles « lignes de démarcation ». Cette tendance est en contradiction avec l’évolution du monde moderne. Il est impossible d’empêcher la formation d’une architecture polycentrique mondiale, mais cela pourrait nuire au processus objectif. La Chine et la Russie rejettent fermement cette tendance.

La paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté sont des valeurs communes à l’humanité. La démocratie n’est pas l’apanage d’un certain pays ou d’un groupe de pays, mais un droit universel de tous les peuples. Elle peut être réalisée de multiples façons, et aucun modèle ne peut convenir à tous les pays. L’efficacité de la voie choisie par un pays dépend de sa capacité à répondre aux réalités du pays, à suivre la tendance du moment et à favoriser le développement économique, la stabilité et le progrès social, ainsi qu’une vie meilleure pour la population. En définitive, elle repose sur le soutien du peuple et sera prouvée par sa contribution au progrès humain.

Par conséquent, un critère de base de la démocratie devrait concerner le peuple, c’est-à-dire savoir si le peuple a le droit de gouverner son pays, si ses besoins sont satisfaits et s’il éprouve un sentiment d’épanouissement et de bonheur. Si le peuple n’est réveillé qu’au moment de voter et qu’il est renvoyé en hibernation une fois le scrutin terminé, s’il est servi avec de beaux slogans pendant les campagnes mais qu’il n’a pas son mot à dire après l’élection, s’il est courtisé pendant la prospection mais laissé sur le carreau par la suite, il ne s’agit pas d’une véritable démocratie.

La Chine possède une démocratie socialiste étendue et complète. Elle reflète la volonté du peuple, s’adapte aux réalités du pays et bénéficie d’un fort soutien de la population. En Chine, le peuple a le droit d’être élu et peut s’impliquer profondément dans la gouvernance nationale, en exerçant son pouvoir par le biais des Congrès du peuple au niveau national et à d’autres niveaux. La Chine compte huit partis non communistes participant à la gouvernance, ainsi qu’un système unique et des institutions correspondantes de consultation politique. En ce qui concerne les questions relatives aux intérêts de la population, des consultations et des discussions larges et suffisantes ont lieu avant toute prise de décision. Les politiques et les mesures ne peuvent être introduites que lorsqu’il y a un consensus sur le fait qu’elles correspondent aux souhaits et aux besoins de la population. Il a été prouvé que la démocratie par processus intégral fonctionne en Chine, et qu’elle fonctionne très bien. La Chine appelle à la construction d’une communauté avec un avenir commun pour l’humanité. En tant que résidents d’un même village planétaire, nous devons gérer les affaires internationales par la consultation.

La Russie est un État fédéral démocratique régi par la loi et doté d’une forme de gouvernement républicain. La démocratie est le principe fondamental de son système politique. Les institutions démocratiques ont été renforcées par les amendements à la Constitution adoptés par référendum en 2020. En Russie, le développement de la démocratie est étroitement lié à la culture et aux traditions. Les traditions de son parlementarisme remontent à plus de cent ans. Le système politique russe évolue régulièrement et a besoin d’un environnement stable et calme qui garantisse les droits et les intérêts de sa population.

La démocratie ne concerne pas seulement la gouvernance intérieure ; elle doit également se refléter dans les relations internationales. Un gouvernement véritablement démocratique soutiendra la démocratie dans les relations internationales. Il ne favorisera pas l’hégémonie et la division à l’étranger tout en construisant la démocratie et l’unité chez lui. La voie de la prospérité des nations passe par une coopération respectueuse entre elles, malgré certaines divergences de vues sur des questions particulières.

La souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement d’un pays ne doivent pas être violés. S’immiscer dans les affaires intérieures d’autres pays – sous prétexte de lutter contre la corruption, de promouvoir les valeurs démocratiques ou de protéger les droits de l’homme -, entraver leur développement, brandir le gros bâton des sanctions et même porter atteinte à leur souveraineté, à leur unité et à leur intégrité territoriale vont à l’encontre de la Charte des Nations unies et d’autres normes fondamentales du droit international et sont manifestement antidémocratiques.

Aucun pays n’a le droit de juger le paysage politique vaste et varié du monde à l’aune d’un seul critère. Imposer son système politique par le biais d’une révolution de couleur, d’un changement de régime et même du recours à la force va à l’encontre du droit international et est manifestement antidémocratique.

Les affaires internationales devraient être traitées conformément aux principes de consultation étendue, de contribution conjointe et de bénéfices partagés, et décidées dans l’esprit d’un véritable multilatéralisme. Il devrait y avoir une gouvernance mondiale plus inclusive, et non quelque chose comme « la force fait le droit ». Rechercher la suprématie et se placer toujours en premier sont des actes d’hégémonisme et d’unilatéralisme et sont, de toute évidence, anti-démocratiques.

La sécurité et le développement communs sont une aspiration dominante de la communauté internationale. Utiliser l’idéologie pour rabaisser d’autres pays et promouvoir une géostratégie de sécurité absolue conduira à la division et à la confrontation, ce qui est évidemment anti-démocratique.

Il n’y a qu’un seul système international dans le monde, à savoir le système international avec les Nations unies en son centre. Il n’y a qu’un seul ordre international, c’est-à-dire celui qui repose sur le droit international. Et il n’y a qu’un seul ensemble de règles, c’est-à-dire les normes de base régissant les relations internationales fondées sur les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies. Vanter l’« ordre international fondé sur des règles » sans se référer à l’ONU et au droit international et tenter de remplacer les règles internationales par les dictats de certains blocs relève du révisionnisme et est évidemment antidémocratique.

Les guerres et les troubles n’ont pas manqué dans le monde pour prouver que la propagation de la « démocratie », de son système politique et de ses valeurs à l’encontre de ceux des autres pays compromet gravement la paix, la sécurité et la stabilité régionale et internationale. Les bombardements de la Yougoslavie, l’intervention militaire en Irak, en Afghanistan et en Libye, et la « transformation démocratique » ne font que du mal. Les pays devraient s’attacher à bien gérer leurs propres affaires, sans critiquer les autres avec condescendance. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter de la démocratie en Russie et en Chine. Certains gouvernements étrangers feraient mieux de penser à eux-mêmes et à ce qui se passe chez eux. Est-ce la liberté quand divers rassemblements dans leurs pays sont dispersés avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes ? Cela ne ressemble pas beaucoup à la liberté.

Face à un ensemble de défis mondiaux, les pays doivent de toute urgence renforcer la coordination et la coopération pour un progrès commun. Surtout aujourd’hui où la communauté internationale doit améliorer la coopération entre tous les pays pour contrer la pandémie de COVID-19, favoriser le développement économique et neutraliser les menaces transfrontalières.

La Chine et la Russie appellent les pays à cesser d’utiliser la « diplomatie des valeurs » pour provoquer la division et la confrontation, à pratiquer le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant dans les relations internationales, et à œuvrer pour une coexistence harmonieuse entre des pays ayant des systèmes sociaux, des idéologies, des histoires, des cultures et des niveaux de développement différents.

Anatoly Antonov est l’ambassadeur de Russie aux États-Unis.

Qin Gang est l’ambassadeur de la République populaire de Chine aux États-Unis.

Traduit par Wayan, relu par Cat, pour le Saker Francophone

Voici l’analyse du commentateur russe, Vladimir Pavlenko :

La Russie et la Chine en ont assez de la pression américaine

Il semble qu’il n’y ait plus rien à discuter avec Washington, qui a usé le tissu jusqu’à la corde. La Russie et la Chine offrent au monde l’espoir que ces deux grandes nations, qui ont porté le poids de la Seconde Guerre mondiale et joué un rôle majeur dans la défaite des agresseurs fascistes à l’Ouest et à l’Est, travailleront ensemble pour protéger le monde de la nouvelle menace du fascisme mondial. « Celui qui sème le vent récoltera la tempête ».

Un événement sans précédent, sans équivalent dans le monde ; la haute diplomatie ne connaît rien de tel dans son histoire ; est largement discuté. Nous parlons de l’article écrit conjointement par les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la Fédération de Russie et de la République populaire de Chine aux États-Unis – Anatoly Antonov et Qin Gang. « Respecter les droits démocratiques des peuples » est le titre de ce message bref mais profond publié par la publication américaine The National Interest, le 26 novembre.

L’article traite d’un sujet qui a littéralement fait exploser la communauté mondiale l’autre jour. Le département d’État américain a publié une déclaration officielle sur la tenue d’un soi-disant « sommet pour la démocratie » en ligne, les 9 et 10 décembre. Et a publié sur son site une liste des pays invités à participer, c’est-à-dire ceux que les États-Unis reconnaissent comme « démocratiques », bien que parmi eux se trouvent de nombreuses autocraties pures et simples, des séparatistes (Taïwan), des extrémistes (l’exemple du Kosovo), et même des nazis (le régime Banderiste en Ukraine). Les principes qui sous-tendent le sommet américain ont également soulevé de nombreuses questions ; le principal étant de maintenir l’unipolarité et la mondialisation de la Pax Americana et d’exclure de ce processus tous ceux qui contredisent Washington, sans parler de ceux qui lui opposent des approches multilatérales systémiques.

En fait, la déclaration du département d’État est un manifeste de globalisme militant, car elle contient un certain nombre d’idéologèmes qui ont été introduits dans certains documents internationaux dans le but de maintenir l’hégémonie. En particulier, des représentants des gouvernements, mais aussi des émissaires de la société civile et des entreprises seront invités à ce « sommet pour la démocratie ». Il convient de noter que tous deux ne sont pas considérés par rapport à leurs États, mais par rapport au système de liens transnationaux qui enchevêtrent le monde. Ainsi, les organisateurs du sommet considèrent la « société civile » comme la somme des ONG internationales accréditées auprès de l’ONU, tandis que le « secteur privé » est considéré comme un participant au Pacte mondial de l’ONU, qui réunit les banques et les entreprises transnationales sur la base des objectifs de développement durable.

Comme tous deux s’opposent aux États et appellent systématiquement à l’affaiblissement des souverainetés des États-nations, il est clair que la référence aux gouvernements séparés par une virgule vise à soumettre le monde des États à l’érosion et à le remplacer finalement par un monde de sociétés dirigées en réseau à partir de sièges oligarchiques.

L’article conjoint des ambassadeurs russe et chinois montre que Moscou et Pékin sont, tout d’abord, pleinement conscients de la menace d’une unification totale des sociétés qui pèse sur l’humanité. Deuxièmement, nous sommes prêts à l’affronter, et nous le faisons conjointement, par des efforts conjoints. Troisièmement, la Russie et la Chine montrent ouvertement au monde les contours d’un ordre mondial alternatif, exempt de diktat unilatéral et fondé sur le système des Nations unies. Anatoly Antonov et Qin Gang, dans un exemple unique de convergence totale des positions, soulignent le caractère « diviseur » du sommet de Washington convoqué sur les principes de la guerre froide, apportant au monde la confrontation et la division des « lignes de partage ».

Les thèmes de la démocratie, de la liberté et de la justice sont universels dans le sens où ce sont des « valeurs communes de l’humanité », mais ils sont mis en œuvre différemment partout.

Les diplomates n’utilisent pas le mot « civilisationnel » mais se réfèrent aux origines civilisationnelles, culturelles et historiques des modèles de démocratie et de droits de l’homme qui, dans chaque pays ou groupe de pays proches les uns des autres, correspondent à des traditions historiques et sont soutenus par la population. Les ambassadeurs nomment des principes d’efficacité démocratique qui sont diamétralement différents de ceux proclamés par le département d’État. Il s’agit de la conformité d’un modèle particulier de démocratie avec les réalités du pays et les exigences de l’époque, et de savoir si ce modèle particulier contribue à la stabilité et au progrès social, ainsi qu’au développement économique, ou s’il y porte fondamentalement atteinte. Et que sont les réalités ? Il s’agit de règles de vie sociale et de normes de comportement social élaborées par la culture, un ensemble d’idées sur « ce qui est bon et ce qui est mauvais ».

Et puisque les intérêts des concitoyens sont le sens principal de la démocratie, le critère est alors le sentiment social des gens, qui réagit toujours de manière très sensible, distinguant sans équivoque la vérité du mensonge, la justice de la démagogie, la moralité du cynisme, etc. quand « tout est juste dans la forme mais dans le fond est une moquerie ».

« Si les gens ne sont réveillés de leur sommeil qu’au moment du vote et renvoyés en hibernation une fois celui-ci terminé, si on leur promet beaucoup pendant les campagnes électorales et qu’on leur raconte de beaux slogans pour ensuite les oublier, alors ce n’est pas une vraie démocratie », est-il écrit dans l’article.

Et nous sommes conscients que cette thèse recèle un énorme potentiel d’amélioration de notre propre démocratie. Pour résumer ces mots dans le langage de la science politique, nous pouvons dire que les intérêts objectifs de la majorité populaire ne coïncident pas seulement avec les intérêts du pays, mais qu’ils doivent être pleinement protégés contre l’influence subjective et opportuniste de forces non seulement externes, mais aussi internes ayant leurs propres intérêts de groupe. Les principes de la démocratie sont violés lorsque ces intérêts corporatifs, souvent compradores, prévalent sur les intérêts du peuple, et la tâche de la démocratie est de protéger les intérêts de la majorité et d’y faire obstacle. En dépit du niveau d’influence et de la taille de la masse monétaire qui s’y oppose. L’article des ambassadeurs russe et chinois identifie la démocratie dans nos pays à la représentation populaire et au parlementarisme, et la politique à un consensus formé par la société (plutôt que par des groupes d’élite qui contournent les règles du jeu).

En réponse directe au mémorandum du département d’État convoquant le sommet, un avertissement russo-chinois indique que l’ingérence dans les affaires intérieures sous le prétexte de lutter contre la corruption, pour la démocratie ou les droits de l’homme constitue une « obstruction » à la démocratie. Surtout si cela implique l’utilisation de la « matraque des sanctions », un « empiètement sur la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale » ou l’application d’une idéologie « démocratisante », qu’il est tout à fait correct d’appeler une « géostratégie ». L’ajustement des paysages et des systèmes politiques aux critères des normes occidentales par la subversion, les « révolutions de couleur » et le recours à la force militaire est inacceptable. De telles actions, ont souligné Antonov et Qin, sont incompatibles avec la démocratie également parce qu’elles sont contraires au droit international.

Il n’y a qu’un seul ordre international fondé sur le droit international. Et il n’y a qu’un seul ensemble de règles, à savoir « les règles fondamentales régissant les relations internationales, fondées sur les buts et principes de la Charte des Nations unies ». Les tentatives de parler d’une « paix fondée sur des règles » sans mentionner l’ONU, les diplomates russes et chinois les qualifient d’« actes d’hégémonie », de « révisionnisme » par rapport à l’ordre mondial dominant. N’oublions pas que cette « paix fondée sur des règles » est entrée, ou plutôt, est devenue « à la mode » précisément par l’administration actuelle de Joe Biden, qui proclame ouvertement « le retour de l’Amérique » comme le seul leader façonnant les règles du jeu mondial.

Cela signifie que Moscou et Pékin sont parfaitement au courant des véritables objectifs de ce « sommet pour la démocratie ». C’est le premier pas vers l’érosion du système fondé sur les Nations unies, suivi du discrédit et du remplacement de cette grande organisation internationale par une autre dans laquelle le diktat unilatéral américain remplacera l’alignement des intérêts par le dialogue. Et, comme nous l’avons déjà noté, il importe peu qu’il s’agisse d’une « Société des démocraties » ou d’une « Organisation des démocraties unies » – avec des allusions à la « continuité » avec la Société des Nations et/ou l’ONU. Il ne s’agit que d’une forme. Le contenu, cependant, ne change pas, et ne voyons-nous pas ce qui se passe dans le monde depuis deux ans, lorsque l’oligarchie bourgeoise occidentale, jetant la feuille de vigne de la rhétorique démocratique, s’est lancée dans une attaque ouverte contre les droits et les intérêts des masses dans tous les grands pays du monde sans exception. Il existe une volonté claire de créer une situation de crise et de pousser ainsi tous les autres pays et peuples à se soumettre à « l’État profond » sous la forme des États-Unis de Biden. Anatoly Antonov et Qin Gang le proclament ouvertement et clairement, montrant au monde la détermination de la Russie et de la Chine à s’opposer à ces plans.

Si Washington n’en tient pas compte et que l’ONU cesse d’exister nominalement ou de facto, la Russie et la Chine ont non seulement le droit inconditionnel mais aussi l’obligation devant la planète de mettre en pratique leur ordre mondial alternatif. Et en unissant ceux qui sont en désaccord avec l’hégémonie américaine et en créant une autre organisation internationale parallèle à la place de l’ancienne ONU, à côté de la marionnette américaine de substitution. Elle ne reconnaîtra pas le résultat du coup d’État mondial mené par les États-Unis dans l’intérêt du totalitarisme post-démocratique mondial, alias le globalisme, et s’y opposera avec la volonté collective des pays et des peuples véritablement libres et démocratiques.

En conclusion, il n’existe aucun précédent dans l’histoire de la diplomatie d’une telle déclaration conjointe des ambassadeurs de deux puissances clés responsables de la sécurité internationale, adressée au grand public mondial. Habituellement, un éventail détaillé de questions est discuté au niveau diplomatique et n’est pas rendu public. D’une part, cela indique qu’il n’y a apparemment plus rien à discuter avec Washington, qui a totalement déraillé. D’autre part, elle donne au monde l’espoir que les deux grands pays qui ont porté le poids de la Seconde Guerre mondiale et joué le rôle principal dans la défaite des agresseurs fascistes à l’Ouest et à l’Est, protégeront le monde d’une menace renouvelée de fascisme mondial par des efforts conjoints. Après tout, ce n’est un secret pour personne que le parti nazi, qui est entré dans la clandestinité en mai 1945, a tout fait pour maintenir une perspective fasciste à l’Ouest. Et en intégrant ses capitaux et ses recherches dans les grandes banques et entreprises mondiales américaines et britanniques, il a entrelacé les principes idéologiques du nazisme avec les pratiques du capitalisme oligarchique moderne.

Washington a eu le temps de réfléchir à son prochain mouvement. Cependant, cela n’a pas porté ses fruits. Eh bien, « Celui qui sème le vent récoltera la tempête », comme le dit le proverbe russe. Ce n’est pas une coïncidence si Sergei Shoigu et Wei Fenghe, nos ministres de la défense, ainsi que nos deux ambassadeurs, se sont entretenus ces jours-ci et ont approuvé une feuille de route pour la coopération militaire bilatérale entre 2021 et 2025, afin d’admonester les « hégémons » infortunés. Les années mêmes que les cercles « conceptuels » occidentaux ont réservées pour la phase décisive de leur soi-disant « grande réinitialisation ». Ce n’est pas notre choix. Nous n’avons pas commencé ce cycle de confrontation, mais nous irons jusqu’au bout.

Vladimir Pavlenko

Traduit par Cat, relu par Wayan, pour le Saker Francophone.

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