Par Michael Brenner – Le 26 novembre 2024 – Source Dissident voice
Nous vivons une période de transition mondiale. Ce que nous avons traversé est évident. Vers où le monde se dirige reste obscur. Certains États résistent implacablement à cette transition ; d’autres s’efforcent de favoriser un système international modifié qui se conforme aux réalités émergentes. Les actions des gouvernements appartenant à ces deux catégories renforcent les engagements des uns et des autres à poursuivre des tactiques incompatibles. Voilà le problème.
C’est le contexte des crises majeures en Ukraine, au Moyen-Orient et à Taïwan. La guerre en cours dans les deux premiers comporte un potentiel d’escalade avec des conséquences désastreuses et de grande envergure. Chacun est à la fois symptomatique des changements systémiques qui se produisent dans les affaires mondiales et la cause d’une augmentation des enjeux dans la façon dont cette transition est gérée, ou plutôt mal gérée.

L’Australie devrait commencer à planifier l’acquisition d’au moins 12 sous-marins de conception française Suffren. Le plan actuel AUKUS pour huit sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire (SSN) a toujours été médiocre, et maintenant les risques s’accumulent.
LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
À l’approche des élections américaines de 2024, la tension monte à travers le pays, alimentant les craintes que la république étasunienne elle-même soit en jeu.
On a commencé à beaucoup utiliser la désignation de « castors » envers les électeurs qui « font barrage aux extrêmes » avec les élections de 2017, et ce à chaque élection depuis lors. En réalité le phénomène est évidemment plus ancien, puisque le second tour de l’élection présidentielle de 2002 était déjà un épisode très marquant du phénomène.
En tant qu’ « Empereur » évincé, Biden a fait sa sortie finale à la tribune de l’ONU ; il n’était pas l’Empereur d’antan, débordant de bravoure pour dire que les États-Unis sont de retour, et que « je dirige le monde ».
Il y a quelques semaines,
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