Par Dmitry Orlov – Le 11 septembre 2018 – Source Club Orlov

En cas de bris de glace
Au cours de la dernière semaine, j’ai essayé de faire de mon mieux pour éviter à mes lecteurs de se retrouver dans une triste situation : celle de penser qu’ils savent ce qu’ils ne savent certainement pas, ou de penser qu’ils savent que quelque chose est vrai alors qu’ils ne le savent très certainement pas. Et je ne suis pas satisfait des résultats : les gens continuent de m’écrire pour me dire qu’ils savent très certainement ceci ou cela, et comment diable pourrais-je penser qu’ils ne le savent pas ? Vous voyez, ils l’ont lu sur Internet, ils ont regardé plusieurs vidéos Youtube sur le sujet, et ils en ont discuté avec plusieurs personnes inconnues ou presque sur les médias sociaux. Sur la base de toutes ces recherches, ils se sont forgés une opinion, et cette opinion est, selon eux, la vérité.
Les Britanniques viennent de fournir à mon article précédent, « 
John McCain est mort, et beaucoup de gens font la fête alors qu’ils devraient être tristes. Il n’était pas un ami de l’humanité, il en était l’ennemi, mais il était aussi très mauvais. Et avec des ennemis aussi grossièrement incompétents, qui a besoin d’amis ?





Cela fait plus de deux semaines que Poutine a parlé à Trump à Helsinki, et le brouhaha autour de cette réunion s’est un peu calmé, ce qui a permis de rassembler quelques réflexions sur ce qui s’y était dit. Évidemment, il y avait beaucoup à discuter pour ces deux chefs d’État, simplement pour éviter que la situation internationale ne devienne incontrôlable, et peut-être l’ont-ils fait. Et, de toute évidence, la seule chose que ces deux pays n’auraient pas pu faire est d’empêcher la situation politique aux États-Unis de devenir incontrôlable.