Par Andrew Korybko – Le 12 octobre 2016 – Source orientalreview.org ou archive.org


Cet article est le deuxième d’une série de 4. Le premier est disponible ici et vous devriez en avoir pris connaissance avant d’entamer celui-ci.
La transition unipolaire
Un pré-conditionnement structurel et social
Malgré l’échec de la Révolution de safran à renverser le régime, l’événement a quand même réussi à envoyer un signal d’alerte aux généraux du Myanmar : ils avaient sous les yeux le scénario typique auquel ils pouvaient de nouveau s’attendre à l’avenir s’ils n’entamaient pas une ré-orientation de leur pays vers les USA. En parallèle, l’accroissement des sanctions décidées par l’occident contre Naypyidaw [Capitale du Myanmar, NdT] avait encouragé le phénomène inverse, en accroissant la dépendance du Myanmar envers la Chine ; et cet effet semble avoir été voulu par les instigateurs des sanctions. Peu après en effet, les USA et leurs vassaux médiatiques commençaient à pousser des récits expliquant que le Myanmar devenait dangereusement dépendant de la Chine, au point de s’assimiler à un pays satellite, en sachant que cette rhétorique entrerait en résonance d’une manière ou d’une autre avec le commandement militaire du pays. Le Myanmar venait d’entrer en relation stratégique avec la Chine au vu des circonstances internationales immédiates, et n’avait jamais eu en tête l’idée d’entrer en dépendance outre mesure d’un pays qui, à ses frontières, venait pendant des décennies d’essayer de le saboter en soutenant des insurgés communistes.
Le discours dominant des médias alternatifs selon lequel Washington veut imposer un régime fantoche pro-américain au Venezuela pour contrôler tout le pétrole du pays n’a pas beaucoup de sens si l’on considère qu’elle achète déjà 41% des exportations totales de la République bolivarienne, ce qui signifie qu’une autre explication plus nuancée doit être donnée pour expliquer ce double raisonnement.



