Les embardées de Washington : Y’a-t-il encore un « centre » ?


L’administration Biden aborde ses principaux partenaires diplomatiques en agitant les exigences de Washington comme si ces États devaient répondre à ces accusations, sans se défendre impertinemment en retour.


Par Alastair Crooke – Le 24 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

La politique étrangère américaine – si une telle chose existe vraiment de nos jours – a de quoi laisser perplexe. Wendy Sherman, envoyée en Chine ? Et Victoria Nuland, probablement l’Américaine la moins appréciée à Moscou aujourd’hui, envoyée en Russie ? C’est quand même la dame qui a distribué des cookies lors de la « révolution de couleur » de la place Maidan. Continuer la lecture

Le « Longer Telegram » des États-Unis est un interventionnisme hostile vis-à-vis de la Chine qui se fait passer pour une simple concurrence


Les titulaires de la Maison Blanche vont et viennent, mais les objectifs de sécurité des États-Unis ne changent pas de cap aussi facilement.


Par Alastair Crooke – Le 18 octobre 2021 – Source Strategic Culture

Dans le cadre de l’escalade anti-chinoise de Trump, Taïwan a bénéficié d’une reconnaissance et d’un soutien accrus – avec des visites régulières de hauts responsables américains, ainsi qu’une augmentation des ventes d’armes. Cela a conduit certains experts de Washington, à l’époque, à s’inquiéter pour l’« ambiguïté stratégique » concernant la possibilité d’une réponse militaire américaine – si Taïwan était militairement unie à la Chine – qui était délibérément érodée. Ils ont recommandé dans Foreign Affairs de ne pas faire de vagues avec la Chine. Continuer la lecture

L’alliance anglo-étasunienne AUKUS constitue-t-elle un défi sérieux pour la Chine ?


Toutes les simulations récentes de wargames montrent que les États-Unis – avec ou sans AUKUS – perdraient une guerre contre la Chine, qu’elle soit nucléaire ou conventionnelle.


Par Alastair Crooke – Le 17 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

Il n’y a aucun doute à ce sujet : le Reset est en marche. Seulement, il ne s’agit pas du « Reset du Davos » (pour l’instant). Après la fuite en avant de l’Amérique hors d’Afghanistan pour se concentrer sur la Chine, l’axe Russie-Chine contrôle désormais le « heartland » du monde. Il contrôle l’Asie centrale – ce que Mackinder appelait en 1904 l’énorme « île mondiale », dont la présence menaçante éclipse l’Euro-Asie. Continuer la lecture

L’UE dépeint la Russie comme un pays « platiste » analphabète dans le domaine du climat afin de masquer ses propres échecs


Derrière les appels à la Russie pour qu’elle « ouvre les robinets » du gaz russe pour approvisionner l’Europe, se cache la volonté de contraindre la Russie à approvisionner l’Europe en gaz via le gazoduc ukrainien.


Par Alastair Crooke – Le 10 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

En 2010 déjà, Anglo Codevilla, écrivant dans The American Spectator, a mis le doigt sur le moment précis, au lendemain de la crise financière de 2008, où les élites américaines « ont affirmé leur droit de décider, ad hoc, de la réponse à la crise [en renflouant les banques]… Et de tant d’autres sujets – en supposant que ces questions dépassaient la compréhension du grand public… ». Continuer la lecture

L’Europe méprisée et abandonnée


L’Europe a-t-elle l’énergie et l’humilité de se regarder dans le miroir et de se repositionner diplomatiquement ?


Par Alastair Crooke – Le 8 octobre 2021 – Source Strategic Culture

Deux événements se sont combinés pour créer un point d’inflexion majeur pour l’Europe : le premier a été l’abandon par l’Amérique du stratagème du Grand Jeu consistant à tenter de maintenir les deux grandes puissances terrestres d’Asie centrale – la Russie et la Chine – divisées et en désaccord l’une avec l’autre. C’était la conséquence inexorable de la défaite des États-Unis en Afghanistan – et de la perte de leur dernier point d’appui stratégique en Asie. Continuer la lecture

La remise en question des hypothèses les plus élémentaires de l’Europe


La fuite des États-Unis de Kaboul et l’accord AUKUS, conclu dans le dos de l’Europe, ont immanquablement révélé que les États-Unis n’assurent pas du tout les arrières de l’Europe.


Par Alastair Crooke – Le 3 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

Washington est en train de réduire (au moins partiellement) son empreinte sur la périphérie de son hégémonie, pour se replier sur le berceau de ses luttes internes – tout en relevant ses jupes pour une charge ciblée sur la Chine.

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La Chine est sérieusement effrayée par les tambours de guerre de Washington


Le nouvel ordre est en train de se réaliser, même s’il reste rhétoriquement habillé des vêtements de l’ancien. Au cas où quelqu’un n’aurait pas compris le message, il s’agit de la guerre froide avec la Chine.


Par Alastair Crooke – Le 26 septembre 2021 – Source Al Mayadeen

Eh bien, tout cela s’est passé remarquablement vite. Après avoir quitté l’Afghanistan d’une manière chaotique, laissant des amis et des milliards de dollars de bagages sur le tarmac de l’aéroport alors que le dernier avion s’envolait vers l’horizon, les États-Unis ont commencé à dérouler impitoyablement leur nouvel « ordre mondial » : les défenses aériennes ont été retirées d’Arabie saoudite ; « Israël » a reçu l’ordre d’expulser les Chinois qui construisaient son port de Haïfa ; et la France et l’UE ont été « entubées » par le nouvel accord AUKUS, négocié dans le plus grand secret pendant de nombreux mois. Continuer la lecture

La guerre froide avec la Chine va désagréger le ciment de l’Amérique


L’Amérique, qui a délocalisé une grande partie de ses capacités de production en Chine pour en tirer un profit à court terme, peut-elle se permettre le découplage ?


Par Alastair Crooke – Le 27 septembre 2021 – Source Strategic Culture

Washington ne sait pas trop quoi faire après la fin chaotique de la guerre « éternelle » de l’Amérique. Certains à Washington regrettent amèrement d’être sortis d’Afghanistan et plaident pour un retour immédiat ; d’autres veulent simplement passer à autre chose – à la « guerre froide » avec la Chine, bien sûr. Les cris suscités par la débandade initiale de l’Establishment et l’expression de sa douleur face à la débâcle du retrait de Kaboul indiquent toutefois à quel point l’accent presque obsessionnel mis sur l’obstruction de la Chine apparaît néanmoins comme une retraite humiliante pour les faucons américains, habitués à des interventions plus globales et illimitées. Continuer la lecture

Le lancement du Grand Reset du « Grand Jeu »


Ce que nous voyons en Afghanistan, c’est un leadership taliban très différent de celui que j’ai connu dans le passé. Ils ont tiré les leçons des erreurs du passé.


Par Alastair Crooke – Le 20 septembre 2021 – Source Al Mayadeen

C’est plus qu’une simple allusion. Lorsque le président Biden a été interrogé cette semaine par des journalistes sur les futures relations entre les talibans et la Chine, il a fait preuve d’une pure schadenfreude 1 : « La Chine a un réel problème avec les talibans », a déclaré Biden. Et pas seulement la Chine, a-t-il ajouté, mais aussi la Russie, l’Iran et le Pakistan. « Ils essaient tous de savoir ce qu’ils vont faire maintenant. Il sera donc intéressant de voir ce qui va se passer ».Driving a ‘Great Game’ Re-set Continuer la lecture

  1. joie malveillante

Cet « autre » Reset se déploie dans toute l’Asie centrale et occidentale


Toute l’Asie centrale se réoriente vers l’OCS, l’UEEA, la Russie et la Chine. La psotition est désormais « perdue » pour les États-Unis.


Par Alastair Crooke  – Le 20 septembre 2021 – Source Strategic Culture

Le choc de l’implosion de l’Afghanistan – comme soufflé par un coup de vent – et la course effrénée des États-Unis pour s’enfuir, alors même que des agents locaux fidèles et des milliards de dollars de bagages étaient abandonnés sur le tarmac, ont déclenché un tremblement de terre politique qui se diffuse dans toute l’Asie. Le « centre névralgique » (c’est-à-dire les États-Unis) d’une structure de réseau complexe a été arraché à des structures et des relations anciennes et établies. Continuer la lecture