Par Dmitry Orlov – Le 26 juillet 2018 – Source Club Orlov

Une grande partie de ce que j’ai écrit ces 13 dernières années, à commencer par l’article « Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain », a été négatif : le sujet de l’effondrement lent, mais s’accélérant, des États-Unis n’est pas un sujet joyeux. L’aspect négatif est inévitable : mon but a été d’inspirer mes lecteurs pour qu’ils transforment leur vie de manière à leur éviter d’être blessés par l’effondrement, et la motivation à le faire est en deux étapes. Une première est négative : comprendre de quoi s’éloigner ; l’autre, tout aussi essentielle, est positive : vers quoi aller. La partie négative est beaucoup plus simple à énoncer que la partie positive, car si les facteurs négatifs ont tendance à affecter tout le monde, bien que de manière différente et à des degrés divers, il n’existe pas de solution positive unique pour tous.






Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
Il ne manque pas de pronostiqueurs qui ne se lassent jamais d’annoncer qu’une calamité financière est juste au coin de la rue. Je ne suis pas l’un d’eux ; Ce que j’essaie de faire, ce n’est pas de pronostiquer mais d’expliquer. Je prends l’effondrement pour quelque chose de réel – quelque chose que mes lecteurs peuvent observer par eux-mêmes, s’ils veulent regarder – et ce qui m’intéresse, c’est son fonctionnement interne.