Par Moon of Alabama – Le 30 juin 2025
Une grande partie des malentendus des décideurs politiques américains à l’égard des pays étrangers est due à la mauvaise qualité des reportages dans les médias américains.
Voici un exemple parmi tant d’autres :
Après la guerre avec Israël et les États-Unis, l’Iran est au bord du gouffre (archivé) – NY Times, 29 juin 2025
La République islamique se remet péniblement du conflit qui a duré 12 jours. Quelle direction va prendre le pays à présent ?
Cet article a été rédigé par Roger Cohen, « chef du bureau parisien du Times », depuis Dubaï.
L’introduction est quelque peu étrange :
Le peuple américain n’est pas informé des raisons pour lesquelles Israël a accepté un cessez-le-feu avec l’Iran. Oui, Israël était en train d’épuiser rapidement sa défense aérienne (ce qui le rendait plus vulnérable aux attaques iraniennes). Mais ce problème n’était que secondaire. La véritable raison pour laquelle il voulait un cessez-le-feu était qu’ils étaient systématiquement bombardés et devaient rapidement mettre fin à l’hémorragie. C’est pourquoi Israël a « jeté l’éponge » moins de deux semaines après le premier tir, car l’Iran détruisait une cible après l’autre sans que la fin ne soit en vue. Israël a donc capitulé.


À un certain niveau, l’Iran a clairement « gagné« . Trump a voulu se régaler, dans le style télé-réalité, d’une splendide « Victoire« . L’attaque de dimanche contre les trois sites nucléaires a en effet été proclamée haut et fort par Trump et Hegseth comme ayant « annihilé » le programme d’enrichissement nucléaire de l’Iran, ont-ils affirmé. « Il a été complètement détruit », 

Ce texte est une traduction d’un appel lancé par plusieurs intellectuels de premier plan de la gauche espagnole — Héctor Illueca, Augusto Zamora, Antonio Fernández et Manolo Monereo — initialement publié dans Publico. Ils avancent l’idée d’une confédération d’États-nations pour remplacer l’Union européenne actuelle, rompre avec Washington et l’atlantisme, et rétablir des relations amicales avec la Russie. Bien que j’aie quelques réserves mineures sur leur proposition — notamment sur le fait qu’une telle initiative devrait toujours impliquer des institutions supranationales plutôt que simplement internationales, ce qui est une distinction importante —, je partage globalement l’essentiel de leur argumentation :