Par James Howard Kunstler – Le 17 octobre 2022 – Source kunstler.com

Les classes pensantes d’Amérique veulent imiter la folie théocratique du XVIe siècle. Ils sont devenus tout ce qu’ils avaient l’habitude de mépriser comme étant cruel, injuste et fou.
Le monde tourne et les choses changent. Tout le monde le sait. Mais les tournants et les changements jettent des étincelles qui allument des feux. Les bouleversements intellectuels de la renaissance européenne ont allumé des feux dans la lourde bureaucratie du catholicisme romain, alourdie comme elle l’était par une théologie abstruse et une superstition séculaire persistante. Chasse aux sorcières, inquisitions et persécutions se succèdent, alors même que l’autorité de l’ordre ancien vacille et s’effrite. Les cruautés flagrantes des responsables n’ont pas renforcé leur prestige, et quelques siècles plus tard, le résultat est là : la croyance est morte.
Comme je le fais maintenant souvent, j’aime ouvrir la discussion avec quelques titres de journaux :

Les médias occidentaux ne cessent de spéculer sur la question de savoir si nous sommes, ou non, à l’aube de la troisième guerre mondiale. En fait, nous y sommes déjà. La longue guerre ne s’est jamais arrêtée. À la suite de la crise financière de 2008, les États-Unis ont eu besoin de renforcer la base de ressources collatérales de leur économie. Pour le courant straussien (les faucons néoconservateurs si vous préférez), la faiblesse de la Russie à l’issue de la guerre froide était une « opportunité » pour ouvrir un nouveau front de guerre. Les faucons américains voulaient faire d’une pierre deux coups : piller les précieuses ressources de la Russie pour renforcer leur propre économie et fracturer la Russie en un kaléidoscope de parties. 
Par
