Par Benedetta Sabene – Le 9 août 2025 – Source Le blog de Thomas Fazi
Prémisse : Il s’agit d’une réflexion tout à fait personnelle sur l’édition, le journalisme et le rôle des intellectuels aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une attaque contre qui que ce soit en particulier, même si je citerai certaines personnalités publiques à titre d’exemples. Je ne souhaite diaboliser aucun activiste, communicateur ou expert qui utilise les médias sociaux pour partager des connaissances, des nouvelles ou des opinions — ni ceux qui les consomment. Mon but est d’analyser les mécanismes qui génèrent certaines des contradictions que nous vivons aujourd’hui, et de proposer quelques pistes de réflexion. L’inspiration pour aborder ce sujet — bien qu’il m’ait toujours tenu à cœur – vient de l’article “La mort de l’intellectuel public”, que je vous encourage à lire.

Si l’on s’en tient à la vision conventionnelle de notre histoire, les êtres humains n’ont foulé la terre sous leur forme actuelle que depuis 200 000 ans environ. Le plus gros des inventions mécaniques que nous connaissons actuellement n’a été découvert qu’au cours des deux derniers siècles, durant la Révolution industrielle. Pourtant, des éléments évoquent l’existence de civilisations avancées il y a plusieurs milliers d’années — voire plus tôt que cela.
En 2019, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait le « Pacte vert » européen. Elle décrivait ce plan climatique comme étant un « moment historique », une transformation révolutionnaire de l’économie européenne qui permettrait d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et entraînerait des changements dans presque tous les secteurs de l’économie.
Le lecteur de 
