Par Jean-Luc Baslé – le 5 aout 2024
Des hommes ont toujours rêver de dominer le monde. Nous en avons eu de tristes exemples au 20ème siècle. D’autres rêvent de le façonner selon leur vision. Ils s’associent dans l’espoir d’y parvenir. Ainsi, avons-nous les Chevaliers de Malte (1565), les Francs-maçons (1723), la Fabian Society (1884), The Round Table (1905), l’Opus Dei (1928), le Bilderberg group (1954), le Club de Rome (1968), le Forum économique de Davos (1971), et bien d’autres encore. Des écrivains ont décrit ce que ce monde fantasmé pourrait être. Aldous Huxley a publié Le meilleur des mondes (1932), et George Orwell 1984 (1949). Le moins que l’on puisse dire est que ces œuvres ne font pas rêver.
Nous avons récemment assisté au pathétique spectacle montrant que, même après sept décennies d’indépendance et d’expérience en tant que démocratie où des centaines de millions de personnes se sentent véritablement concernées, l’élite politique pouvait se comporter de manière infantile pendant le cycle électoral.
Une année remplie d’élections à fort enjeu en plein milieu de transformations internationales majeures, cela promet un jeu palpitant. Les processus politiques nationaux sont depuis longtemps inextricablement liés à ceux de la politique étrangère ; après tout, c’est ce qu’on appelait la mondialisation – effacer les frontières. Aujourd’hui, cependant, la question est de savoir ce qui joue le plus grand rôle : les dynamiques domestiques des grands pays qui ont un impact sur les affaires mondiales ou l’inverse. Cela peut être l’un ou l’autre. Une chose est sûre : la théorie des relations internationales est désormais impuissante sans la perspective sociologique. Il est impossible de prédire l’état du « grand échiquier » sans comprendre les sentiments de l’opinion publique dans chaque case.
À quel moment l’activisme radical franchit-il la ligne et devient-il une déclaration de guerre ? C’est une question à laquelle je réfléchis depuis longtemps, ainsi qu’aux implications qu’elle a pour le concept de « démocratie ». Jusqu’à quel point la civilisation et le patrimoine doivent-ils se plier aux désirs de groupes contraires au nom de la liberté ? Si un mouvement a constamment prouvé qu’il était une force destructrice cherchant à saper les fondements de l’Occident, doit-on l’autoriser à rester en Occident ? Est-ce autoritaire de les expulser ? Si c’est le cas, est-ce important ?
Par
Introduction :

Malgré ce que les commentateurs américains et européens peuvent penser, il y a vraiment un profond désir parmi les gens de voter pour leur propre souveraineté. Et cette impulsion était pleinement affichée la semaine dernière avec l’annonce des résultats du vote en Russie pour approuver les modifications de la constitution du pays.