Un éditorial de Haaretz – Le 8 janvier 2025 – Source Haaretz

Une femme palestinienne est assise à côté d’une route endommagée, suite à un raid militaire israélien, à Tul Karm, en Cisjordanie, en décembre.
Il s’avère que certains croient que « nous vivons dans une ère de miracles » en ce qui concerne non seulement Gaza, mais aussi la Cisjordanie. Alors que la plupart des Israéliens considèrent le 7 octobre comme le plus grand désastre de l’histoire du pays, certains à droite y voient une opportunité, voire le début de la rédemption.
Mardi, au lendemain d’une attaque terroriste meurtrière près de la colonie de Kedumim, le ministre des finances Bezalel Smotrich a rencontré le président du Conseil des colonies de Yesha, Israel Ganz, le directeur général du Conseil de Yesha, Omer Rahamim, et les chefs des conseils locaux des colonies de Cisjordanie.
Smotrich leur a dit qu’à sa demande, la réunion du cabinet de sécurité prévue plus tard dans la journée porterait sur les mesures visant à éradiquer le terrorisme dans les territoires.
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En plus de Gaza, de la Cisjordanie et du Liban, Israël semble maintenant avoir également jeté son dévolu sur un conflit larvé avec la Syrie, construisant des développements urbains dans une zone tampon critique entre les deux pays
LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
Ce qui s’est passé cette semaine à Amsterdam est désormais assez clair. Mais avant d’y revenir, un peu de contexte.
Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
Lorsqu’ils sont entrés à Gaza le 27 octobre, après trois semaines de bombardements aériens à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, les soldats israéliens ont emporté leurs iPhones avec eux.
John Kerry, pas plus tard que la