Par M.K. Bhadrakumar – Le 6 aout 2025 – Source Indian Punchline
La lauréate du prix Nobel américain, Pearl S. Buck, a remis au président américain Donald Trump, aspirant au prix Nobel, une maxime en or, mais il semble l’ignorer, bien que sa vie soit faite d’une surabondance de fiction. Elle a écrit dans son roman historique captivant intitulé « The Living Reed : A Novel of Korea », “Il est facile de détruire mais difficile de créer. Souviens-toi de ça, quand tu veux détruire quelque chose.”
Trump a déchiré deux pactes sacrés au cours de sa première présidence en 2018 par pure pétulance ou pure arrogance ; l’accord nucléaire américano-iranien [connu sous le nom de JCPOA] et le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire [Traité INF]. Les deux furent des décisions catastrophiques découlant de ses promesses de campagne en 2015 et dans les deux cas, il leur a donné la coloration de décisions réactives en blâmant respectivement l’Iran et la Russie pour des motifs totalement fallacieux.
Trump a tenté d’établir que l’Iran avait violé le JCPOA, mais en réalité, les Iraniens avaient scrupuleusement respecté les termes du traité jusqu’au retrait des États-Unis, malgré le refus de la part de l’Europe et des États-Unis de respecter leur part, comme on l’attendait d’eux.
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Écrivant dans sa cellule de prisonnier politique, dans l’Italie fasciste après la Première Guerre mondiale, le philosophe Antonio Gramsci déclarait : « La crise consiste précisément dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître ; dans cet interrègne, une grande variété de symptômes morbides apparaît. » Un siècle plus tard, nous sommes dans un autre interrègne, et les symptômes morbides sont partout. L’ordre dirigé par les États-Unis a pris fin, mais le monde multipolaire n’est pas encore né. La priorité urgente est de donner naissance à un nouvel ordre multilatéral capable de maintenir la paix et la voie du développement durable.