Par Rosa Llorens – Le 9 octobre 2015
Ulrich Seidel
Après deux films de fiction sur le tourisme sexuel au féminin et l’intégrisme catholique, Seidl interroge cette fois les désirs inavouables dans un documentaire, d’une froideur entomologiste accrue.
La comparaison animalière s’impose dès la première séquence, où un cobaye et un boa s’observent dans un terrarium, sous les yeux d’une femme immobile. Le cobaye s’enhardit, s’approche pour jouer avec le boa, mais celui-ci, d’une détente, le happe. C’est de l’humour noir, pour nous annoncer (ou s’en excuser), qu’il va faire de même avec les gens qui lui ont confié leurs fantasmes : la caméra va impitoyablement les happer ; mais le spectateur aussi est partie prenante dans ce jeu de voyeurs, représenté par la femme propriétaire du reptile. Inutile donc d’accuser Seidl, comme le fait un critique, d’avoir dans sa propre cave des fantasmes encore plus inavouables que ceux de ses héros : c’est lui-même qui nous encourage à réfléchir sur les personnages, sur le cinéaste, et sur nous-mêmes.


Par Ariel Noyola Rodríguez – Le 30 septembre 2015 – Source 
L’intervention russe en Syrie a soulevé une vague de commentaires pro-russes sur les forums Web polonais et une réaction embarrassée des médias. Il y a seulement un an, ces mêmes forums étaient remplis d’interventions sur Poutler et la menace qu’il faisait peser sur le monde. Plus aucune trace de cela aujourd’hui – voilà un réveil difficile pour l’opinion, confrontée à l’invasion des migrants et à la complicité occidentale avec État islamique, qui ont secoué des millions d’Européens.

