Par Nicolas Bonnal − Août 2017

J’ai évoqué dans plusieurs textes la résistance du général de Gaulle à l’empire mondial américain. Aujourd’hui on va évoquer le Saroumane allemand qui prépara sa défaite au cours des années soixante. Je n’use pas du nom Saroumane par hasard. Comme je l’ai expliqué par ailleurs, Tolkien haïssait leur Europe comme le Commonwealth britannique.
Je le cite dans mon livre à ce propos : « For I love England (not Great Britain and certainly not the British Commonwealth » (grr!). Le grand homme ajoute : « I do find this Americo-cosmopolitanism very terrifying ».


Il a franchi le Tropique du Cancer, dans la grande mer de la politique au printemps dernier et a détruit toutes les petites baleines avec ses coups puissants, mais maintenant le Pequod [bateau d’Ismaël dans 


Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Amérique (voyez Céline) : la brutalité du pays, de sa population et de ses mœurs, la brutalité du terrain en fait ; la cruauté ensuite des contrôles et de cette police qui arrive à tuer 1200 citoyens par an tout en en contrôlant six millions (l’expression de camp de concentration électronique n’est plus métaphorique). C’est la brutalité de la matrice US qui se répand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l’Amérique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carcérale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents à ceux de la dépense militaire US dans le monde (42%), et ce n’est certainement pas par hasard.