Par Nicolas Bonnal − Le 6 novembre 2017 − Source nicolasbonnal.wordpress.com via dedefensa.org

On nous parle de la couche d’ozone et du reste, mais on se moque de nos langues triturées par des pouvoirs démocratiques dégénérés.
Tout le monde se fout de la langue que nous parlons et écrivons (en hébreu le même mot désigne l’abeille et la parole, et l’on constate qu’elles disparaissent ensemble) ; il n’en fut pas toujours de même, même au cours de cette cinquième république, mais nous sommes maintenant tombés trop bas pour nous en rendre compte. Je ne suis pas styliste, et donc suis fidèle à Philippe Grasset (lisez son « Nietzsche au Kosovo ») comme je l’ai été à Jean Parvulesco, pour des questions de talent et de personnalité métapolitique et littéraire. Le reste recycle, régurgite, reproduit et surtout barbouille de la bouillabaisse à base d’anglicismes, de comique croupier, de journalisme industriel et de jargon techno-syphilitique.








Est-il possible qu’une personne soit asservie par un mot ? Difficilement, à moins que la personne ne soit complètement idiote. Mais quand il s’agit de grands groupes de personnes – plus c’est grand, mieux c’est – le phénomène est endémique. Quelques syllabes en latin, si elles sont placées sur un piédestal assez élevé, entourées d’un échafaudage d’autres mots formant une idéologie et transformées en mantra par les techniques habituelles d’endoctrinement, peuvent maintenir une vaste population asservie pendant des périodes historiquement significatives. Certains de ces mots finissent dans le suffixe « isme » – communisme / socialisme / capitalisme, féminisme – mais pas tous, parce qu’il y a aussi « patriarcat », « dette », « genre » et « race ». Vous sentez vous asservi par eux ? Dans l’affirmative, lequel de ces mots trouvez-vous particulièrement asservissant ?