Par Jean-Luc Baslé – Le 2 Décembre 2024

Les États-Unis ont accédé à la requête des Ukrainiens, maintes fois formulée, de les autoriser à frapper des cibles en territoire russe avec les missiles longue-portée de fabrication américaine et européenne que sont les ATACMS, HIMAR, Storm Shadow et Scalp. L’accord obtenu, les Ukrainiens ont attaqué la Russie les 19 et 21 novembre. La Russie a répondu avec force et célérité en ciblant le 21 novembre le constructeur aérospatial ukrainien Yuzhmash sur les bords du Dniepr avec un nouveau missile hypersonique, l’Oreshnik. Surpris, les Occidentaux ont immédiatement accusé la Russie d’escalader la guerre. Leur surprise tient à ce que dans le passé Vladimir Poutine, craignant un emballement du conflit, n’avait pas réagi quand les Occidentaux avaient franchi ses lignes rouges, perçues à l’ouest comme de simples bluffs. Mais cette fois, la ligne n’était pas rouge, mais rouge vif et Putin a réagi. Les évènements des 19 et 21 novembre donnent à réfléchir sur ce que le futur nous réserve d’autant que dans son allocution du 21 novembre, Vladimir Poutine a informé les Occidentaux qu’il n’existait pas de défense aérienne en Occident capable d’arrêter l’Oreshnik et qu’il y aurait une réponse à toute frappe ukrainienne sur le territoire russe. La guerre est perdue sur le terrain. Washington le sait. La raison et la sagesse préconisent donc l’arrêt du conflit et l’amorce de négociations. Encore faut-il au préalable s’interroger sur les motivations américano-ukrainiennes.
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Le Service de renseignement extérieur russe a divulgué des informations sur les projets des États membres de l’OTAN de mettre temporairement fin aux hostilités en cours et d’initier un déploiement majeur de forces terrestres en Ukraine dans le but de renverser le cours du conflit. Citant ses sources de renseignement, l’agence a rapporté qu’à cause des pertes ukrainiennes et alliées croissantes sur les lignes de front, les membres de l’OTAN étaient de plus en plus favorables à mettre fin aux hostilités sur la ligne de front actuelle. Selon le Foreign Intelligence Service, cela permettrait aux États du bloc occidental de reconstruire 
Le cinéaste et philanthrope américain qui a créé les franchises Star Wars et Indiana Jones, George Lucas, a dit un jour « La peur est le chemin vers le côté obscur. La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance. » Moins d’une semaine après que la Russie a “testé” le missile hypersonique Oreshnik à Dnipropetrovsk, en Ukraine, contre lequel l’OTAN n’a aucune défense, l’alliance occidentale passe déjà du Côté obscur de la peur à la haine et se précipite vers des souffrances indicibles.
Un scandaleux déluge de propagande exagérée annonçant la Troisième Guerre mondiale frappe les réseaux sociaux. Chaque expert s’arrache les cheveux devant une multitude de reportages criblés de canards, sortis entièrement de leur contexte, délibérément mal interprétés, ou annoncés avec des gros titres bidons pour les personnes qui ne lisent pas le contenu réel de l’article.