La guerre contre l’Iran. Les deux parties déclarent que leur protocole d’entente est ineffectif


Par Moon of Alabama – Le 8 juillet 2026

Les trois derniers jours ont conduit à une nouvelle escalade dans le détroit d’Ormuz.

Au début de la semaine, davantage de pétroliers ont emprunté la route du sud le long de la côte omanaise au lieu de la route du nord sur laquelle l’Iran, conformément au Protocole d’accord, insiste. La route omanaise est surveillée et protégée par des moyens militaires américains.

L’Iran n’est pas le seul à interpréter la clause 5 du mémorandum d’entente – “la République islamique d’Iran prendra des dispositions …” – pour lui donner le droit exclusif de réglementer le trafic dans le détroit.

Gérard Araud @GérardAraud – 19:59 UTC · 7 juillet 2026

À la première lecture par n’importe quel diplomate, le protocole d’entente donnait évidemment à l’Iran les mains libres sur le détroit d’Ormuz. …

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Une guerre pour avoir la paix


Un point de vue iranien sur la guerre en cours.


Par Hamidreza Azizi – Le 3 juillet 2026 – Source Iran Analytica

Le 1er juillet, des équipes techniques iraniennes et américaines ont tenu des pourparlers indirects à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan, pour suivre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les présidents Trump et Pezeshkian le 17 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a annoncé par la suite que des groupes de travail avaient été formés pour superviser la mise en œuvre et, éventuellement, négocier un accord final. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a parlé de « progrès positifs ».

Le même jour, le Commandement central des États-Unis annonçait que le groupe amphibie USS Boxer, transportant la 11e Unité expéditionnaire des Marines composée de 2 500 Marines et marins, était entré dans sa zone de responsabilité « dans le cadre d’un déploiement déjà planifié ». Le vice-président JD Vance, quant à lui, suggérait dans une interview que l’intention de l’administration était d’utiliser la période du protocole d’entente pour reconstituer les réserves mondiales de pétrole et ensuite “voir où en sont les choses”.

Ces développements montrent les contradictions visibles de cette période post-MOU. Les contacts diplomatiques se poursuivent et se sont même institutionnalisés. Le détroit d’Ormuz est plus ouvert qu’à aucun autre moment depuis la guerre. Les exportations de pétrole iranien ont partiellement repris grâce aux dérogations de 60 jours du Trésor étasunien, et les mécanismes de gestion de l’escalade – groupes de travail, médiateurs, canaux de communication signalés – se sont multipliés. Pourtant, l’humeur à Téhéran devient de plus en plus suspicieuse chaque jour qui passe.

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Donner une chance à la paix (ou pas ?)


Je vous le dis : la faille du Liban était prévue dès le départ. L’Iran n’a qu’à penser ce qu’il veut et aller se faire voir. − James Lindsay sur X


Par James Howard Kunstler – Le 19 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Il faut considérer que les nombreuses personnes et formations qui clament haut et fort que « l’Iran a gagné la guerre » ont des intérêts extrêmement cyniques à présenter le président Donald Trump comme un perdant. Ses ennemis américains, principalement issus du parti de « Notre Démocratie », ne cherchent pas seulement à revenir au pouvoir, mais aussi à éviter la prison, voire la potence, si des accusations de trahison venaient à être retenues contre eux. (Voir : Gabbard publie des documents sur le rôle présumé de Fauci dans les recherches du laboratoire de Wuhan liées au COVID.)

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L’Iran reste ferme sur Ormuz malgré les carottes étasuniennes


Par Simplicius – Le 5 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

En pleines funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei, la saga d’Ormuz continue de prendre des tournures intéressantes.

L’Iran refuse de faire des concessions aux États-Unis parce qu’il sait que l’administration perfide de Trump n’a aucun principe en ce qui concerne le respect des accords. Pendant tout ce temps, les États-Unis ont eu recours à la mendicité pure et simple et ont fait toutes les concessions possibles pour éviter l’humiliation d’accepter un détroit d’Ormuz soumis à des frais de passage :

Le Journal écrit :

Les États-Unis et Oman cherchent des moyens de briser l’insistance de l’Iran à imposer des péages aux navires qui traversent le détroit d’Ormuz. Leur principal levier dans les pourparlers indirects est une promesse de dégeler une partie des 100 milliards de dollars de fonds iraniens détenus à l’étranger.

Les diplomates américains ont offert un compromis à l’Iran, ont déclaré les gens : renoncer à sa prétention de contrôler le détroit et d’imposer des frais de passage en échange de milliards de dollars de fonds dégelés.

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Le Mémorandum avec l’Iran est coincé alors les États-Unis pivotent vers un plan B


Par Alastair Crooke – Le 3 juillet 2026 – Source Conflicts Forum

Le plan A était de renverser la République islamique qu’ils pensaient n’être qu’un fragile château de cartes. Cet effondrement – le pensaient-ils – se répercuterait et détruirait les autres fronts de l’Axe de la Résistance, selon l’analyse du Mossad et des centres de pouvoir israéliens connectés aux États-Unis. (Certains responsables américains avaient cependant quelques doutes).

La prédiction d’un soulèvement populaire en Iran s’est avérée être une erreur stratégique d’une telle portée qu’elle a, au contraire, catalysé une République plus forte, plus provocante et plus affirmée. Même les experts israéliens admettent que ces erreurs d’évaluation ont généré un nouvel équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient. Jusque-là, un commentateur militaire israélien de premier plan (comme Alon Ben David) pouvait dire qu’Israël était l’adresse « incontournable » au Moyen-Orient pour les intérêts du monde entier ; mais qu’à partir de maintenant, l’État « incontournable » est, et sera, l’Iran. Ce commentaire illustre à quel point un Rubicon a été franchi.

Ainsi, le bloc collectif pro-sioniste est passé au plan B ; une « tromperie » basée sur un mémorandum d’entente qui, si les interprétations de Trump devaient être acceptées par l’Iran (ce qui est peu probable), conduirait effectivement au désarmement de l’Iran par le biais d’un accord nucléaire qui déshabillerait l’État en vertu d’exigences de « vérification » : des inspections intrusives et surprises de l’AIEA sur les « sites souterrains secrets » et des interrogatoires de scientifiques et d’académies de recherche. Tous seraient (à nouveau) exposés.

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Réflexions sur la cérémonie funéraire à Téhéran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline

Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.

En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».

De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.

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La guerre contre l’Iran. L’histoire genre bon flic/méchant flic autour d’une tentative d’assassinat USraélienne n’a aucun sens


Par Moon of Alabama – Le 3 juillet 2026

Il y a eu plusieurs arnaques genre bons flics/méchants flics mises en scène par les États-Unis et Israël vis-à-vis de l’Iran. Aujourd’hui, le Washington Post et d’autres ont publié une autre arnaque de ce type en publiant des articles disant que les États-Unis avaient averti l’Iran (archivé) d’un potentiel assassinat :

De hauts responsables américains craignent qu’Israël ait l’intention d’assassiner les principaux négociateurs iraniens pendant que l’administration Trump est en train de négocier un accord à enjeux élevés pour mettre fin à la guerre là-bas et rouvrir le détroit d’Ormuz, ont déclaré des responsables au courant de l’affaire.

L’objection de Washington à l’assassinat d’Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et de Mohammad Ghalibaf, président du parlement du pays, était si aiguë que ce printemps, elle a pris la mesure extraordinaire de demander à des intermédiaires d’avertir l’Iran des objectifs d’assassinat d’Israël, ont déclaré les responsables.

Il est difficile de croire, comme le prétend l’article, que les États-Unis aient une quelconque réticence à tuer des responsables iraniens :

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La guerre contre l’Iran. Trump a demandé un briefing pour relancer la guerre


Par Moon of Alabama – Le 1er Juillet 2026

La Maison Blanche est impatiente de relancer une guerre pure et simple contre l’Iran.

Selon le Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a demandé de nouveaux plans pour attaquer l’Iran, mais a été informé (archivé) que toute tentative de le faire serait trop risquée :

Le président Trump a envisagé un retour à la guerre totale contre l’Iran, tenant de multiples conversations ces derniers jours avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le Chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, sur d’autres frappes, mais a décidé de s’en tenir aux pourparlers diplomatiques pour l’instant, selon des responsables américains familiers avec la discussion.

Les conversations ont porté sur la question de savoir si les États-Unis devraient abandonner les négociations et reprendre des attaques à grande échelle contre l’Iran, ont déclaré les responsables, une décision que certains d’entre eux décrivent comme prise pour “terminer le travail.”

[L]es dernières discussions suggèrent que [Trump] cherche des moyens de sortir de l’impasse avec Téhéran et n’a pas encore exclu un retour aux combats.

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C’est reparti pour la guerre au Moyen-Orient


Par Alexandre Krainer – Le 29 Juin 2026 – Source Trend Compass

Les conditions géopolitiques semblent se détériorer à une vitesse vertigineuse. Il y a une semaine, le lundi 22 juin, mon article s’intitulait « Une percée au Moyen-Orient ? » suite à la réunion entre les délégations américaine et iranienne pour des pourparlers (indirects) à Bürgenstock, en Suisse. Bien que les pourparlers aient mal démarré, y compris les inévitables propos orduriers du président Trump et les menaces dirigées contre les Iraniens, il est apparu que les deux parties voulaient désamorcer les hostilités et garder la situation sous contrôle.

Malheureusement, le cessez-le-feu s’est à nouveau effondré au cours du week-end. L’événement déclencheur était lié au contrôle du trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz. Le jeudi 25 juin, une mystérieuse personne a conseillé aux navires de traverser le détroit d’Ormuz par le corridor omanais, contournant le contrôle iranien. Comme on pouvait s’y attendre, les Iraniens ont vu cela comme une violation de leur contrôle sur le détroit et ont attaqué le navire, le M/V Ever Lovely battant pavillon singapourien.

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La guerre contre l’Iran. La bagarre entre Vance et Rubio – Oman soutient les « frais de passage »


Par Moon of Alabama – Le 1er juillet 2026

Le vice-président JD Vance a été fortement impliqué dans le protocole d’accord de cessez-le-feu avec l’Iran. La première partie du mémorandum étendait le cessez-le-feu au Liban et était censée lui garantir la souveraineté.

Au même moment ou peu de temps après, le secrétaire d’État Marco Rubio négociait un accord avec le Liban et Israël qui garantissait la poursuite de l’invasion et de l’occupation israéliennes des terres libanaises.

L’accord avec le Liban est donc une attaque directe contre le protocole d’entente avec l’Iran.

Via The Craddle, nous trouvons des spéculations intéressantes indiquant qu’il pourrait s’agir de la manifestation d’une lutte de pouvoir au sein de la coterie de la Maison Blanche de Trump :

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