Par Moon of Alabama – Le 27 février 2026
Les préparatifs américains en vue d’une attaque contre l’Iran se poursuivent.
- Mardi, le personnel de l’ambassade des États-Unis au Liban a reçu l’ordre de quitter le pays.
- D’autres avions ravitailleurs et avions de combat américains ont atterri en Israël.
- Aujourd’hui, le personnel non indispensable de l’ambassade des États-Unis en Israël a reçu l’ordre de partir.
- La Chine a demandé à ses citoyens de quitter l’Iran dès que possible.
- La Grande-Bretagne a évacué le personnel de son ambassade en Iran.
- Les avions de chasse américains ont été retirés des bases proches de l’Iran.
Cependant :
- Aucun avis aux aviateurs (NOTAM) n’a encore été émis pour avertir d’un danger imminent autour de l’Iran.
- Le secrétaire d’État américain Marco Rubio devrait se rendre en Israël lundi.
Ainsi, les prédictions pour savoir si ou quand une attaque se produira continuent.
Trump est coincé :
L’hypothèse initiale de l’administration semblait simple : une force écrasante obligerait l’Iran à se conformer. Les groupes de frappe de porte-avions, les bombardiers à longue portée et les avertissements publics ont peut-être été conçus moins comme une préparation à la guerre que comme une pression psychologique. L’Iran, confronté à des sanctions et à des tensions internes, devait conclure que la résistance était futile.
Au lieu de cela, sans surprise pour quiconque ayant une connaissance même limitée de l’Iran et de la situation actuelle, Téhéran a choisi la position inverse.
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Les dirigeants iraniens savent que céder sous la pression ne fera qu’inciter à l’escalade. Est-ce que quelqu’un doute que céder du terrain maintenant conduirait simplement à la prochaine demande : missiles, forces proxy, enrichissement et finalement la survie du régime lui-même. L’Amérique a acculé l’Iran dans une situation existentielle, et dans cette situation, l’intimidation perd de son pouvoir.
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Si Trump recule, les critiques diront (peut-être correctement) que ce renforcement militaire était un bluff. Escaladez, et l’administration risque d’entrer dans un conflit qui exposera les limites américaines.
C’est l’essence du zugzwang. L’Iran n’a pas besoin de mater les États-Unis. Il lui suffit de continuer à déplacer des pièces jusqu’à ce que Washington soit à court de mouvements viables.
Tel est le zugzwang de Trump en Iran : Battre en retraite ou lancer une escalade dans laquelle tous les paris sont ouverts.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.