Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline
Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.
En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».
De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.
Par
Les conditions géopolitiques semblent se détériorer à une vitesse vertigineuse. Il y a une semaine, le lundi 22 juin, mon article s’intitulait « Une percée au Moyen-Orient ? » suite à la réunion entre les délégations américaine et iranienne pour des pourparlers (indirects) à Bürgenstock, en Suisse. Bien que les pourparlers aient mal démarré, y compris les inévitables propos orduriers du président Trump et les menaces dirigées contre les Iraniens, il est apparu que les deux parties voulaient désamorcer les hostilités et garder la situation sous contrôle.
Le plan de désescalade qui est apparu pendant les pourparlers américano-iraniens de Lucerne est resté en grande partie fidèle au plan iranien original en 10 points. Pendant ce temps, le président Trump et le vice-président Vance brouillent délibérément les cartes en affirmant que l’Iran a déjà accepté que l’AIEA inspecte les installations nucléaires iraniennes (une affirmation maintes fois démentie par l’Iran). Vance a annoncé que l’AIEA pourrait commencer les inspections dès cette semaine. Non, « l’accord » ne fait référence qu’à l’éventuelle supervision par l’AIEA de la dilution du stock enrichi à 60%, sous réserve de la conclusion d’un accord final avec les États-Unis.
Une vague d’étranges attaques contre des biens ciblant des sites juifs au Canada est attribuée à des jeunes apolitiques payés en crypto. La violence suit le même schéma que celui observé en Australie et au Royaume-Uni. Alors que les militants solidaires de l’Iran et de la Palestine sont blâmés, c’est Israël exploite cette tension.