Par Alastair Crooke – Le 10 janvier 2025 – Source Strategic Fondation
La semaine dernière, Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, qualifiait d’insatisfaisantes les propositions de paix de l’équipe Trump pour l’Ukraine. Pour l’essentiel, le point de vue russe est que les appels à geler le conflit passent précisément à côté de l’essentiel : Du point de vue russe, de telles idées – conflits gelés, cessez-le-feu et forces de maintien de la paix – sont loin de correspondre au type d’accord « global » fondé sur un traité que les Russes préconisent depuis 2021.
Sans une fin durable et permanente du conflit, les Russes préféreront compter sur une issue sur le champ de bataille, même si leur refus risque fort d’entraîner la poursuite d’une escalade – voire d’une escalade menant au nucléaire – de la part des États-Unis.
La question qui se pose est donc la suivante : Une paix durable entre les États-Unis et la Russie est-elle vraiment possible ?
Les Israéliens, dans leur ensemble, affichent l’assurance plein d’optimisme qu’ils pourront exploiter Trump, sinon pour l’annexion complète des Territoires occupés (Trump dans son premier mandat n’a pas soutenu une telle annexion), mais plutôt pour le piéger et l’entrainer dans une guerre contre l’Iran. Beaucoup (même la plupart) des Israéliens sont impatients de faire la guerre à l’Iran et d’agrandir leur territoire (dépourvu d’Arabes). Ils croient au délire que l’Iran « est étendu nu« , incroyablement vulnérable, avant une frappe militaire américaine et israélienne.