Par Wayan – Le 26 juin 2023 – Le Saker Francophone

Chers lecteurs et amis du Saker Francophone.
Je vous propose ici cette « revue de presse alternative » que j’envoie par courriel depuis quelques mois à des amis ouvert d’esprit mais n’ayant pas le temps, ni même l’occasion, de suivre les « médias alternatifs » et s’abreuvant, par habitude et réflexe, à la presse grand public. Elle est destinée à des lecteurs que les médias grand public rendent craintifs face aux « théories complotistes », des lecteurs qui demandent des références et un maximum de sources officielles pour se rassurer.
Vous avez surement des gens dans votre entourage qui correspondent à cette description. Vous pourriez donc, tous les lundis, au moment de sa parution, copier/coller cette revue de presse et leur envoyer par courriel, ou simplement le lien, et participer au nécessaire réveil des esprits endormis par les médias grand public.
La grande histoire médiatique de la semaine dernière fut la « rébellion armée conduite par Prigojine » et sa « marche pour la justice sur Moscou ». Une histoire rocambolesque comme les aiment les médias du monde entier. Un rebondissement de plus dans l’histoire médiatique déjà pleine de rebondissements qu’est « l’invasion de l’Ukraine par la Russie ».
L’Ukraine a envoyé l’une de ses meilleures brigades au combat au début du mois dans le cadre de sa contre-offensive tant attendue visant à reprendre les zones contrôlées par les forces russes.
Par 
Par
Si quelqu’un, loin dans le futur, décide de « chercher la cause immédiate qui a amené une si grande guerre« , il découvrira que « la véritable raison, vraie mais non reconnue […] était la croissance de la puissance d’un côté et la peur de l’autre côté« . Les belligérants dont on parle ici ne sont pas les Américains et les Russes, et l’auteur n’est pas un analyste en géopolitique contemporaine. Il s’agit de Thucydide, qui évoque la guerre du Péloponnèse de 431 à 404 av. En expliquant le déclenchement des hostilités entre Athènes et Sparte, il ne mentionne aucun motif moral, ni aucune notion de défense de valeurs ou de principes. Le conflit est décrit comme non idéologique, né d’un simple déséquilibre de pouvoir.