Qu’aurais-je à craindre ?


Par Zénon – 22 novembre 2017

Dis-moi, qu’aurais-je à craindre, l’ami,
Des tenants d’un ordre en décrépitude, déjà au bord du tombeau ;
Car nous étions, sommes et serons unis
Comme au temps de la servitude à l’éclosion du renouveau.

Qu’aurais-je à craindre des colères ou des représailles
D’un ennemi déjà dispersé aux quatre vents de la plaine ;
Alors qu’en nos cœurs, nos âmes et en nos entrailles
Vibre l’aspiration à nous débarrasser de nos chaînes ?

Dis-moi encore le poids des ans à regarder passer les jours,
Et courber l’échine en disant que cela vaut mieux que la rue :
Je te montrerai la façon dont la peur et les beaux discours
T’auront dépossédé jusqu’à ton propre vécu.

J’ignore, mon ami, quelle issue trouvera notre lutte
Ou si le présent idéal verra demain le soleil ;
Mais toute tentative de se prémunir de la chute
Sera vaine, et plus douloureux alors l’éveil.

Je ne sais quand la lumière émergera de l’obscur
Ni l’heure à laquelle accouchera l’être Humain.
Mais ici et maintenant, une chose est sûre :
Aucun d’entre nous ne sera né pour rien.

Zénon

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Credo de la mondialisation : une légende illustrée…

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Le 29 octobre 2018 – Source Peterson Institute

 

Selon Wikipédia, le terme de mondialisation (l’anglicisme globalisation est parfois aussi employé) correspond à la libre circulation des marchandises, des capitaux, des services, des personnes, des techniques et de l’information. Il désigne le processus d’intégration des marchés et de rapprochement des humains qui résulte notamment de la libéralisation des échanges, du développement des moyens de transport de personnes et de marchandises, et des retombées des technologies de l’information et de la communication à l’échelle planétaire. Elle se manifeste, outre l’interdépendance croissante des économies (mondialisation économique) et l’intensification de la concurrence, par l’expansion des échanges et des interactions humaines.

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RIP Union européenne, 1973-2019


Par Dmitry Orlov – Le 20 décembre 2018 – Source Club Orlov

OrlovEn 2019, l’Union européenne, dans un sens, cessera d’exister : la Grande-Bretagne, qui n’est plus si grande, n’en fera pas partie. Certes, elle comprendra encore des joyaux inestimables comme la Lettonie et la Moldavie, mais sur les trois principales nations d’Europe occidentale, il n’en restera que deux, et sur ces deux, l’une est en proie à des manifestations populaires, la sortie de l’Union européenne figurant en bonne place parmi les revendications des manifestants.

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Ce que les militants du peak oil ne peuvent pas comprendre


Par Antonio Turiel – Le 10 septembre 2014 – Source Crash Oil

Le toujours provocateur Javier Pérez nous surprend aujourd’hui avec un essai concernant la prédication des militants du peak oil et les motivations politiques des quelques personnes se consacrant à la vulgarisation de ces idées. Je ne suis pas d’accord avec nombre d’affirmations figurant dans cet article, mais je sais que ce qui y est dit a traversé l’esprit de nombreux lecteurs occasionnels et se trouve à la base de nombreuses critiques. C’est pour cela, car l’autocritique est importante, qu’il me semble important de le publier.

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L’avenir de l’énergie est prometteur – Partie 1


Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 17 décembre 2018 – Source Club Orlov

Il y a de nombreux désaccords sur le thème de l’énergie avec des divergences d’opinion substantielles et bien fondées entre des personnes bien informées. Les gens ont tendance à être pris de court parce que ce sujet est à la fois viscéral (on sait très bien quand on a trop froid ou trop chaud, et quand on est dans le noir), politique (on sait très bien quand les factures incompressibles nous laissent sans le sou) et technique (on ne sait pas nécessairement la différence entre un kilowatt et un kilowatt-heure ou qu’un térawatt vaut un million de mégawatts). Mais il est très important de ne pas être pris au dépourvu par ces désaccords, car si vous vous retrouvez du mauvais côté de cet argument, votre manque d’accès à de l’énergie abordable va vous garantir de sérieusement compromettre votre style de vie.

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De la lutte des classes à la lutte des races, pour le plus grand bonheur des banquiers


Ou comment l’oligarchie mondialiste crée des guerres civiles pour échapper aux colères populaires et s’enrichit ensuite en prêtant pour la reconstruction.


Par Amar − Le 7 décembre 2018

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Il y a des choses que nous ne comprenons pas toujours et que ne voyons pas venir car celles-ci, malheureusement, s’inscrivent dans le temps long comme l’érosion s’écrit sur la roche. Elles nous échappent et nous n’y pouvons rien car il nous faut du temps pour comprendre, du recul et bien souvent nous en manquons. Un vieil adage romain théorisé par Hegel ne dit-il pas que « ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la chouette de Minerve prend son envol  » ? 1.

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  1. Allégorie tirée de la préface des Principes de la philosophie du droit d’Hegel. Minerve était une déesse romaine qui avait pour compagnon une chouette, laquelle deviendra l’oiseau symbolisant la sagesse, la philosophie et la connaissance. https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-32674.php

Syrie: les USA retirent leurs forces pour les réinstaller à Erbil


Le 21 Décembre 2018 − Par PressTV Français

https://youtu.be/qyrHAysrSds

Pour compléter les infos récentes traduites depuis Moon Of Alabama, voici un débat sur Press TV, chaîne d’information internationale iranienne. Parmi les intervenant, Jean-Maxime Corneille qui est le traducteur de William Engdhal, auteur du livre Le charme discret du Djihad, dont on va reparler très rapidement au détour d’une note de lecture.

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Le régime électocratique a vécu


Par un gilet jaune tiré au sort − Le 17 décembre 2018

Électocratie
Il n’est pas toujours aisé d’identifier la seconde exacte où un régime politique finit et laisse la place à quelque chose de nouveau. La chute d’une lame sur la nuque de Louis XVI le 21 janvier 1793 a-t-elle marqué le passage de l’ancien régime aristocratique au nouveau régime aristocratique, ci-devant régime électocratique ? Difficile à dire. Par contre, nous sommes quelque part des privilégiés car le 15 décembre 2018 nous avons pu être témoins, à dix-neuf heures, quatre minutes et sept secondes, du moment précis ou l’électocratie a basculé en électocrature.

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L’imagination au pouvoir


Par Michel Delanature − Décembre 2018
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N’ayons pas peur des mots. Je pense bien être tombé sur une idée géniale pour sauver le pays. Je vois déjà, en rêve, des rues porter mon nom et des statues s’élever à ma gloire. En s’appuyant sur ce qu’on appelle des indicateurs officiels, il n’est pas utile je crois de perdre beaucoup de temps à démontrer que sur une période de, disons ½ siècle, le chômage ne cesse de progresser, la grande pauvreté ne cesse de s’étendre, les inégalités s’amplifient, l’endettement de la nation ne cesse de croître, le climat social ne cesse de se détériorer…

Pratiquement tout le monde sait cela. Et tout cela grâce à qui ? Et bien grâce aux personnes qui depuis des décennies dirigent le pays, toutes tendances politiques confondues pourrait-on dire, en fait la tendance est unique : mauvaise. Comment mettre un terme à cela ?

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Ce que Poutine n’est pas


Diaboliser à tort le leader de la Russie rend la nouvelle guerre froide encore plus dangereuse.


Par Stephen F. Cohen – Le 20 septembre 2018 – Source The Nation

Depuis une bonne dizaine d’années, l’attitude des USA à l’égard de la Russie a été dominée et empoisonnée par le spectre du méchant Poutine. De tous les politiciens américains d’envergure, Henry Kissinger a eu le mérite de mettre en garde contre cette image très déformée de celui qui dirige la Russie depuis l’an 2000 : « La diabolisation de Vladimir Poutine ne constitue pas une politique. Elle n’est qu’un alibi pour justifier une absence de politique. »

Mais Kissinger se trompait lui aussi. Washington a mis en œuvre de nombreuses politiques fortement imprégnées par la diabolisation de Poutine – un dénigrement de la personne qui va bien au-delà de tout ce qui a été pratiqué à l’égard des derniers dirigeants de la Russie soviétique. Ces politiques vont des critiques croissantes du début des années 2000 aux guerres par procuration qui ont eu pour théâtre la Géorgie, l’Ukraine, la Syrie, pour inclure finalement, dans notre pays, les allégations portant sur l’affaire du Russiagate. En fait, les maîtres de notre politique ont adopté l’ancienne formule du défunt sénateur John McCain, comme élément central d’une nouvelle guerre froide, qui est encore plus dangereuse que l’ancienne : « Apparatchik du KGB, Poutine est une réincarnation de l’impérialisme russe… Son univers est brutal et cynique… Nous devons empêcher que la noirceur du monde de Monsieur Poutine ne s’étende à une plus grande partie du monde. »

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