Le simulacre et l’image


Par Robert Scruton − Source Modern Culture

La marchandisation de la vie moderne a donné lieu à maintes lamentations depuis qu’on en débat, et d’ambitieuses théories – le fétichisme de la marchandise, la consommation ostentatoire, la société d’abondance, et beaucoup d’autres, seulement ébauchées – sont nées de la répulsion spontanée qu’éprouvent les intellectuels à l’égard de la « fièvre acheteuse » de leurs contemporains. Mais quelque chose de nouveau semble être à l’œuvre dans le monde actuel – un processus qui est en train de dévorer le cœur même de la vie sociale, non seulement en substituant la technique de vente à la vertu morale, mais en faisant commerce de tout, vertu y compris. Le cynique, disait Oscar Wilde, est celui qui connaît le prix des choses mais qui ignore leur valeur. Et dans une lettre à Lord Alfred Douglas il définissait la sentimentalité comme étant « le jour férié du cynisme ». Les boutades de Wilde sont souvent plus suggestives que vraies. Celles-ci, toutefois, sont exactes. Le cynisme et la sentimentalité sont deux manières de dégrader la valeur des choses en leur simple prix.

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La tromperie de la Covid-19


Le 7 septembre 2020 – Source Paul Craig Roberts

Nous avons été trompés par les autorités sanitaires au sujet de la Covid-19, en partie du fait de leur ignorance quant au virus, sa diffusion et son traitement, mais surtout de manière délibérée.

Une des raisons pour lesquelles les autorités sanitaires nous ont trompés, et continuent de le faire, c’est leur volonté de créer un marché pour le vaccin anti-Covid. Il y a des milliards de dollars en jeu et Big Pharma veut les empocher. Les liens financiers entre les autorités de la santé publique et Big Pharma impliquent que l’OMS, le « National Institutes of Health » et le « Centers for Disease Control » veulent aussi des vaccinations massives. S’il n’y a pas assez de gens suffisamment affolés pour demander à se faire vacciner, la vaccination pourrait devenir obligatoire sous peine de l’interdiction de voyager etc …

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Qu’y a t-il derrière le «New Deal» ?


Par Paul Mattick − Décembre 1934 − Source International Council Correspondence via Les 7 du Québec

Eleanor Roosevelt sur une fresque de Lucien Labaudt, Coit Tower, San Francisco (newdealartregistry.org)

Le New Deal n’annonce pas un « nouvel ordre social », et son apôtre, Franklin Delano Roosevelt, auto-proclamé Messie pour « l’homme oublié », n’est pas cet individu altruiste dont on fait le portrait.

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Macron en Biélorussie : l’ingérence de trop…


Par Morad El Hattab – Le 3 octobre 2020 – Source Les Chroniques de la Vieille République

Le retournement diplomatique de la France depuis 2003

Le Président français Emmanuel Macron fait décidément preuve d’une impudence sans limite.

Dix-sept ans se sont écoulés depuis le refus historique à la guerre d’Irak de 2003, qui avait été formulé par la France, l’Allemagne et la Russie. Comme un écho du mot d’ordre aujourd’hui oublié de la Secrétaire d’État américaine de l’époque, Condoleezza Rice (« Ignorer l’Allemagne, pardonner à la Russie, punir la France » 1), ces dix-sept années ont vu s’opérer un retournement total des positions diplomatiques françaises.

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  1. « Condoleezza Rice à la tête de la diplomatie américaine » (Les Échos, 17(11-2004) ; « France – États-Unis : histoire d’un retournement » (Le Monde, 5-4-2006).

La dette de sang


Pourquoi la dette de plus de 2 300 milliards ne se règlera que par l’esclavagisme et le sang du peuple


Par Valérie Bugault − Le 2 octobre 2020 − Source France Soir

Le sang est la face sociale et politique de la dette. Une analyse chiffrée de la dette se trouve sur le site de l’Agence France Trésor (AFT). Nous verrons, dans cet article, que la dette, qui suppose la disparition de tout ce qui cimente l’État et la possibilité de vie en commun est, historiquement, effectivement payée par le sang des populations endettées.

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L’assassinat du 1er amendement


Le 24 septembre 2020 – Source Paul Craig Roberts

La Chambre ardente

Le procès en extradition, que le gouvernement étasunien fait à Assange par l’intermédiaire d’une Cour britannique subornée par la C.I.A., redéfinit les journalistes qui tiennent un gouvernement pour responsable, comme des espions. En d’autres termes, les journalistes qui révèlent les activités criminelles d’un gouvernement sont coupables d’espionnage. Si c’était le cas, le New York Times aurait dû être poursuivi pour avoir publié les « Pentagon Papers ».

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Révolution de couleur aux Etats-Unis


Mise en œuvre par le complexe militaro-sécuritaire, les médias et le Parti Démocrate.


Le 7 septembre 2020 – Source Paul Craig Roberts

« J’ai toujours l’air orange »

J’ai établi que le complexe militaro-sécuritaire, avec l’aide des médias et des Démocrates, se propose de transformer l’élection de novembre en une révolution de couleur. La C.I.A. a beaucoup d’expérience en matière de révolutions de couleur, puisqu’elle en a déclenché dans plusieurs pays dont le gouvernement ne lui convenait pas. Comme nous le savons depuis les attaques de John Brennan (ancien directeur de la C.I.A.) contre le Président Trump, ce dernier déplaît lui aussi à la C.I.A. Du point de vue de cette agence, Trump ne diffère pas d’Hugo Chavez, de Nicolas Maduro, de Charles De Gaulle, de Manuel Zelaya, d’Evo Morales, de Victor Yanukovitch et de beaucoup d’autres.

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Roger Scruton : De la culture


Par Roger Scruton – Le 24 septembre 2020 – Source Modern Culture

La connaissance se présente sous trois formes: savoir que, savoir comment et savoir quoi. Je sais que l’uranium est radioactif; je sais comment monter à bicyclette; et, parfois, je sais quoi faire, quoi dire ou quoi ressentir. La première sorte de savoir est l’information (dont la science est la partie systématique); la deuxième, l’habileté; la troisième est la vertu. Dans l’ordre inverse cela correspond aux trois voies d’accès à une vie selon la raison: les fins, les moyens et les faits.

Savoir quoi faire, disait Aristote, est affaire de jugement droit; mais cela suppose aussi de ressentir avec justesse. La personne vertueuse « sait ce qu’elle se doit d’éprouver » et cela veut dire ressentir ce qu’exige la situation: la juste émotion, vis à vis du bon objet, au bon moment et au juste degré.

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