Par M.K. Bhadrakumar – Le 1er juin 2024 – Source Indian Punchline
Les résultats de l’élection du parlement sud-africain vendredi ont confirmé l’idée largement répandue selon laquelle le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, qui a été le fer de lance de la libération de l’apartheid en 1993 et a, depuis, dominé le paysage politique tel un banian, est en fort déclin. La part de voix de l’ANC a chuté de 57,5 % lors des élections de 2019 à environ 40 % aujourd’hui.
Les jours heureux de l’ANC se terminent, mais toutes les bonnes choses ont une fin, finalement. L’ANC a pu au moins s’accrocher pendant trente ans en puisant dans l’héritage de la lutte pour la liberté, ce qui n’était pas si facile étant donné que la politique devient de plus en plus compétitive et que l’autonomisation s’accompagne du défi de la responsabilité. À titre de comparaison, le parti du Congrès indien a perdu la majorité au parlement en moins de vingt ans.
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Je ne compte plus le nombre d’articles disant que la réélection de Donald Trump en 2024 représenterait la fin de la démocratie en Amérique. Que Trump instaurerait le fascisme, qu’il persécuterait et poursuivrait ses ennemis politiques, qu’il rassemblerait dix millions d’immigrés sans papiers et les expulserait, qu’il mettrait fin à l’Obamacare et détruirait le peu de progrès réalisés par les Démocrates en matière de protection de l’environnement. Et il annoncerait alors qu’il devient dictateur à vie.
