Par Thomas Fazi – Le 10 juin 2024 – Source Unherd
Selon votre position politique, vous allez considérer la poussée de la droite populiste au Parlement européen comme une grave menace pour la démocratie, ou comme une victoire éclatante de celle-ci – et un grand pas en avant dans la « reprise en main » de l’oligarchie bruxelloise. Mais les deux positions sont erronées. En réalité, malgré l’hystérie d’hier, aggravée par la décision de Macron de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections anticipés, l’impact de celle-ci ne sera pas aussi important que les gens le craignent ou l’espèrent.
Le président américain Joe Biden a chargé son conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, de se rendre à New Delhi dès que le premier ministre Narendra Modi aura formé son nouveau gouvernement. Cela peut nous rappeler d’une certaine manière la mission effectuée en 1990 à New Delhi par Robert Gates, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale sous la présidence de George HW Bush, dans l’ombre d’une prétendue apocalypse nucléaire imminente dans le sous-continent.
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Je ne compte plus le nombre d’articles disant que la réélection de Donald Trump en 2024 représenterait la fin de la démocratie en Amérique. Que Trump instaurerait le fascisme, qu’il persécuterait et poursuivrait ses ennemis politiques, qu’il rassemblerait dix millions d’immigrés sans papiers et les expulserait, qu’il mettrait fin à l’Obamacare et détruirait le peu de progrès réalisés par les Démocrates en matière de protection de l’environnement. Et il annoncerait alors qu’il devient dictateur à vie.