Par Moon of Alabama – Le 13 mai 2026
Cette semaine, le président américain Donald Trump se rend en Chine.
Son grand plan était de prendre le Venezuela, l’Iran et leur pétrole avant de faire pression sur la Chine, via des taxes douanières et des restrictions sur son énergie, pour qu’elle cède à l’hégémonie américaine.
Ce plan a échoué. Trump a perdu deux guerres. Ses attaques commerciales se sont soldées par un recul après que la Chine a restreint l’exportation de ses produits à base de terres rares. Sa guerre contre l’Iran est un gros échec.
Trump arrive à Pékin avec sa casquette à la main. Comme d’habitude, il essaiera de faire croire à un chemin vers la « victoire« . Il procédera comme si les États-Unis étaient dans une excellente position. Les Chinois seront polis, mais n’en penseront pas moins.
Faisons un petit retour en arrière. En 1996, alors que je venais de me marier, je suis rentré aux États-Unis depuis la Russie. Nous avions décidé de nous installer (pour le moment) aux États-Unis, car la situation était mauvaise en Russie et bonne aux États-Unis (là aussi, pour le moment). Ayant assisté à l’effondrement de l’URSS, une question m’est venue spontanément à l’esprit : quand les États-Unis s’effondreront-ils ? Pour répondre à cette question, je me suis penché sur le pétrole et sur un phénomène connu sous le nom de « pic pétrolier », car il allait certainement mettre à genoux l’économie la plus dépendante du pétrole et la plus épuisée en ressources pétrolières au monde avant les autres. À l’époque, le pic pétrolier était prévu pour l’an 2000, mais les progrès technologiques (forage en eaux profondes, forage horizontal, récupération secondaire et tertiaire) l’ont repoussé jusqu’en 2008. Peu après, les États-Unis ont effectivement subi un effondrement financier, en réponse auquel ils ont ouvert les vannes monétaires, avec pour résultat inévitable que les paiements d’intérêts sur la dette fédérale occupent désormais la deuxième place en importance, juste derrière la Sécurité sociale, et même cela ne durera pas longtemps.
Plus cette guerre contre l’Iran se rapproche d’une issue favorable, plus la gauche gauchiste devient criarde et négative, souhaitant ardemment que l’ennemi l’emporte. Pourquoi ? Parce que la gauche gauchiste est aussi un ennemi de notre pays. Elle veut que l’opération échoue afin de pouvoir reprendre le pouvoir et recommencer à saccager et piller les États-Unis.
Bien que la guerre en Iran ait été largement considérée à travers le prisme de la guerre occidentale conventionnelle, ses leçons sont tout sauf conventionnelles. Elles sont en fait insurrectionnelles.

