Tant que vous ne serez pas prêts à nuire à la gauche plus qu’elle n’est prête à vous nuire, elle l’emportera. C’est aussi simple que cela. − Aimee Terese sur X
Par James Howard Kunstler – Le 12 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

« Allez-y, appuyez sur ce bouton et faites sauter les infidèles ! »
Il ne vous reste plus qu’à attendre de voir si cette guerre avec l’Iran est terminée ou non, car la pratique de la taqiyya par les vrais croyants chiites est une structure autorisant le mensonge aux infidèles (nous) lorsque cela est nécessaire — par exemple, pour favoriser le chaos mondial qui entraînera le retour de l’Imam caché (Mahdi) afin de remplir le monde de justice et d’établir la domination islamique. (Vous suivez ?) On peut bien sûr se demander si la majorité du peuple iranien en a assez des vrais croyants au pouvoir et de leur foi inébranlable en l’apocalypse.
La promesse du président Trump de leur faire subir exactement cela semble avoir eu un effet clarificateur. L’option reste ouverte de « les bombarder jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien », comme il l’a dit, tout en maintenant leur économie dans une étreinte mortelle digne de la macumba. Lors des frappes préliminaires de jeudi, l’armée américaine a peut-être démontré sa capacité à s’attaquer à ce qui leur reste de sites de lancement de missiles et de drones. Quoi qu’il en soit, les sceptiques abondent… mais, admettez-le, un véritable accord de paix serait un sacré coup de maître.
Ce serait surtout déplaisant pour les fanatiques de la « Résistance » de l’extrême gauche américaine. Tout ce qui sert les intérêts réels de notre pays leur est odieux. En fait, quand on y pense, l’extrême gauche est en proie au même genre de chaos apocalyptique que les mollahs et leurs sbires du Corps des Gardiens de la Révolution islamique. Les mollahs ont leur vision d’une utopie islamique post-apocalyptique et l’extrême gauche a son rêve d’un nirvana socialiste post-révolutionnaire où tout le monde est égal (sauf ceux qui sont plus égaux — et qui peuvent nous donner des ordres à tous).
Oui, c’est une vieille histoire ici dans la civilisation occidentale, cette volonté récurrente de niveler la hiérarchie sociale existante afin d’abolir la tendance de certaines personnes à mieux réussir dans la vie que d’autres. Ça ne marche jamais. Ça mène toujours à un massacre de masse d’une sorte ou d’une autre. Ça se termine toujours par une déception amère et un retour à la foire d’empoigne qu’est le projet humain. La question qui reste en suspens est peut-être : pourquoi tant de gens en Occident continuent-ils d’y croire ?
Le soulèvement actuel découle de l’étrange conversion du libéralisme au progressisme de gauche, démocrate et socialiste. Rappelez-vous, le libéralisme était purement « vivre et laisser vivre », mettant l’accent sur une ingérence minimale du gouvernement dans nos affaires, en particulier économiques. Les libéraux de la génération du baby-boom — les paradis universitaires des années 1960 — méprisaient le gouvernement en général, mais surtout le FBI et la CIA. Et, bien sûr, l’avant-garde hippie prônait socialement et culturellement la liberté de faire ce que l’on voulait. La liberté d’expression était une préoccupation majeure.
La gauche radicale, telle qu’elle a évolué sous Barack Obama et « Joe Biden », prônait une intolérance rigide envers les idées opposées et une implication maximale du gouvernement dans votre vie, en particulier sur le plan économique et sexuel — faire des avances à une fille devenait passible de poursuites judiciaires. Le FBI s’en est pris aux dissidents des politiques de la gauche radicale. Le sadisme juridique s’est systématisé sous le nom de « guerre juridique ».
La gauche radicale a mis en place un énorme appareil de censure ; fini la liberté d’expression. Elle a utilisé la loi et la réglementation pour tenter un nivellement social ; moins de discipline à l’école pour les enfants noirs parce que… racisme ! Discrimination à l’encontre des Blancs pour l’emploi… antiracisme ! Fraude électorale = « notre démocratie ». Vous voyez comment tout cela s’est passé ?
Il s’avère qu’ils voulaient utiliser le gouvernement pour renverser le gouvernement ! Et l’ordre social sur lequel il s’était imposé ! D’où la croisade de dix ans visant à détruire un certain Donald Trump, l’étrange « champion gris » de notre Quatrième Tournant, qui s’est avéré être un contre-révolutionnaire convaincu, c’est-à-dire un opposant à ce nouveau corps d’agents du chaos démocrates-socialistes progressistes (communistes en herbe).
Une manière schématique de comprendre cette dynamique est la théorie de Peter Turchin sur la surproduction d’élite. Au début des années 2000, alors que tout le monde allait à l’université, il n’y avait pas assez de postes dans l’économie productive réelle pour absorber ce déferlement de diplômés entrant dans la classe professionnelle et managériale. À cette époque, par coïncidence, les universités dont ils sortaient étaient infestées par trois générations de professeurs marxistes — c’est-à-dire des adultes jouissant d’une sécurité institutionnelle confortable, sans aucune expérience du monde réel, libres de se livrer à des fantasmes de vengeance marxistes et d’en faire la base de leur enseignement.
C’était le contexte idéal pour l’émergence d’un réseau d’ONG et d’organisations militantes politiques capables d’employer tous ces diplômés pour lesquels l’économie réelle n’avait pas de place. Et les nouvelles recrues étaient préprogrammées dans l’idéologie du ressentiment, teintée d’animosité raciale et sexuelle en plus des revendications économiques.
Et voilà ! — L’Amérique (et la civilisation occidentale en général) s’est retrouvée infestée de ces opérations pernicieuses de l’extrême gauche, qui sont elles-mêmes devenues des symbiotes du gouvernement, de nombreuses organisations dépendant de l’État (USAID) pour financer leurs activités et rémunérer leur direction. Elles ont reçu des sommes colossales supplémentaires de la part de riches maestros du chaos indépendants tels que George Soros, Bill Gates, Klaus Schwab, Reid Hoffman, Neville Roy Singham et d’autres.
M. Trump est en train de démanteler cette matrice et les flux de financement qui y sont associés, tout en tentant de reconstruire une économie fondée sur la production de biens réels. Il se trouve que cette matrice d’organisations équivaut à l’opération de racket consolidée du Parti démocrate, et le parti est en train de devenir complètement fou à l’idée de perdre ses moyens d’accéder au pouvoir.
La gauche radicale, c’est désormais le Parti démocrate. Cela n’a absolument rien à voir avec ce que nous appelions autrefois le libéralisme. C’est un parti de fanatiques sadiques animés par l’envie. Et ce n’est pas un hasard si un tel état d’esprit les conduit à mettre en place une structure autorisant le mensonge sur tout ce qu’ils font. Tout est là dans leurs principaux manuels d’opération : Rules for Radicals de Saul Alinsky et From Dictatorship to Democracy: A Conceptual Framework for Liberation de Gene Sharp.
En ce sens, ils sont exactement comme les mollahs chiites d’Iran qui ont le privilège de mentir aux infidèles qui menacent leur soif d’apocalypse. M. Trump ne fait pas confiance aux mollahs fous et à leurs acolytes du Corps des gardiens de la révolution islamique, et il ne devrait certainement pas faire confiance aux apparatchiks du Parti démocrate. Chacun, à sa manière, incarne une sorte de rébellion adolescente théâtrale, et les deux nécessitent une réponse parentale résolue : « Papa est dans la place… et vous feriez mieux de bien vous tenir. » Croyez-moi : après l’Iran, c’est au tour du Parti démocrate. Le marteau de la justice va s’abattre.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
