Par Alastair Crooke – Le 23 décembre 2024 – Strategic Culture
James Jeffrey, ancien ambassadeur des États-Unis en Irak et en Turquie, dans une interview accordée en mars 2021 à PBS Frontline, a présenté très clairement le modèle de ce qui vient de se produire en Syrie ce mois-ci :
« La Syrie, compte tenu de sa taille, de sa situation stratégique et de son importance historique, est le pivot d’un système de sécurité géré par les États-Unis dans la région… Il y a donc cette alliance générale qui est verrouillée avec nous. Mais […] c’est en Syrie que la tension est la plus forte ».
Jeffrey y explique (dans l’interview de 2021) pourquoi les États-Unis ont modifié leur soutien à Jolani et à Hayat Tahrir al-Sham (HTS) :
Les Israéliens, dans leur ensemble, affichent l’assurance plein d’optimisme qu’ils pourront exploiter Trump, sinon pour l’annexion complète des Territoires occupés (Trump dans son premier mandat n’a pas soutenu une telle annexion), mais plutôt pour le piéger et l’entrainer dans une guerre contre l’Iran. Beaucoup (même la plupart) des Israéliens sont impatients de faire la guerre à l’Iran et d’agrandir leur territoire (dépourvu d’Arabes). Ils croient au délire que l’Iran « est étendu nu« , incroyablement vulnérable, avant une frappe militaire américaine et israélienne.