Par Jean-Luc Baslé – 25 novembre 2019 – Source IVERIS
Les médias traditionnels américains se concentrent sur les problèmes nationaux tout en ignorant les événements internationaux. Ainsi, décrivent-ils avec force détails la décision de Nancy Pelosi de ne pas transmettre au Sénat les articles de destitution, les programmes des candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020 et les bonus de Wall Street, mais sont peu diserts sur les événements étrangers inquiétants, tels que le plan de la Turquie pour intervenir dans la guerre civile en Libye. Pourquoi le devraient-ils ? Le conseiller politique principal de George W. Bush, Karl Rove, aurait déclaré : « Nous sommes un empire maintenant, lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. » Cela est typique de la manière dont l’establishment de la politique étrangère de Washington pense aujourd’hui. C’est délirant.

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Tout d’abord, comme toujours, un récapitulatif.
En août 1914, les grandes puissances européennes se sont lancées dans la guerre avec une joyeuse insouciance. L’Allemagne, une puissance montante aux vastes ambitions, a écrasé la Belgique, cherchant à mater la France rapidement avant que la Russie ne puisse se mobiliser, évitant ainsi la perspective d’une guerre sur deux fronts. Des milliers de jeunes Allemands, anticipant un conflit de six semaines, sont montés à bord des trains de troupes chantant le refrain optimiste : «Ausflug nach Paris. Auf Widersehen auf dem Boulevard.» : «Excursion à Paris. A bientôt sur le Boulevard. »