Par James Howard Kunstler – Le 16 décembre 2019 – Source kunstler.com

Le Parti démocrate est-il sauvé ? Cette misérable concaténation de mauvaise volonté, de mauvaise foi, de faux témoignage et de perdants aux plaies purulentes se vautre d’une défaite à l’autre comme un monstre sans cervelle d’une ancienne fable de ruine, cherchant un spasme spectaculaire final d’auto-annihilation. Soyons réalistes : seul un exorcisme fera l’affaire, une émétique spirituelle pour se faire vomir de tout ce bortsch que le monstre a avalé.





Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.