Par Gordon M. Hahn – Le 29 juillet 2022 – Source Russian and Eurasian politics
Les dirigeants occidentaux, menés par le président américain Joe Biden, ont opté pour une longue guerre proxy contre la Russie, au moins jusqu’à ce que l’Ukraine « gagne » la guerre commencée lorsque les forces russes ont envahi le voisin occidental, le 24 février. Joe Biden a vendu la mèche lorsqu’il a déclaré que l’objectif de l’aide militaire et financière massive apportée par l’Occident à Kiev était de provoquer un changement de régime ou, du moins, d’écarter du pouvoir le président russe, Vladimir Poutine, populaire mais autoritaire. Cependant, alors que les forces militaires ukrainiennes sont lentement réduites à néant, il y a de plus en plus de preuves d’une scission majeure au sein du régime ; condition préalable aux coups d’État, militaires ou non, aux révoltes, aux révolutions et à d’autres formes de changement de régime.
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L’Occident, à sa manière aventureuse, s’est lancé dans la guerre contre l’axe Russie-Chine, sans y prendre garde. Il s’attendait à des « victoires » faciles grâce à des sanctions qui feraient imploser l’économie russe et à des tactiques militaires de guerre urbaine empruntées à la Syrie qui saigneraient l’armée russe. Au lieu de cela, il s’agit d’une débâcle monumentale. Plus encore, ses multiples échecs et sa propagande insultante et condescendante constituent un point de rupture, ouvrant une nouvelle ère plutôt que de figer l’ordre ancien, comme l’Occident l’avait espéré.
La Russie en a fini avec l’Occident. Le divorce est presque consommé. Ces derniers jours, tous les grands dirigeants russes nous ont dit la même chose : « L’Occident va jouer selon nos règles maintenant. »
