Par The Saker – Le 13 mai 2021 – Source The Saker’s blog
L’administration Biden fait des pieds et des mains pour se montrer absolument « woke-compatible » et même devenir la championne de « wokeness » (Foggy Bottom vient d’autoriser les ambassades et consulats américains à faire flotter le drapeau de la Gay pride à côté du Stars and Stripes. Je vous parie qu’ils n’oseront pas le faire à Riyad). Selon l’hyperpolitiquement correct Wikipedia, « woke » veut dire « être conscient des sujets qui concernent la justice sociale et la justice raciale ». Cette définition est toutefois trompeuse car, par exemple, elle n’est clairement pas destinée à couvrir, disons, l’injustice sociale infligée aux Blancs pauvres. En d’autres termes, l’esprit woke est une voie à sens unique. Ce qu’il rend obligatoire, c’est que mon fils (qui étudie la biologie) se fasse dire en classe qu’il est porteur de la « culpabilité blanche » alors que ses ancêtres n’ont jamais eu de contact avec les Noirs, et encore moins avec les Noirs américains.
À première vue, il semble que l’agence d’espionnage américaine, à l’instar d’un certain nombre d’entreprises trop zélées, ait dépassé les bornes dans sa dernière publicité promotionnelle, où presque toutes les identités libérales sont compulsivement cochées dans un effort apparent pour s’attirer les faveurs du public woke. Ou alors, l’organisation clandestine aurait-t-elle tout simplement révélé son programme global pour l’avenir ?

La politique étrangère des États-Unis est devenue une sorte de Rubik’s cube global. À un moment donné, le cube est tout rouge, « l’équipe » semblant prête à désamorcer les tensions avec la Russie ou la Chine ; pourtant, l’instant d’après, le cube montre une autre facette, Washington se déchaînant à coups de sanctions, d’agressivité et de démonstrations de force militaires. Ce qui rend cela particulièrement déroutant est que ce cube d’un bleu si agressif aujourd’hui, montrait sa face d’un rouge apaisant hier, ou sinon le lendemain.