Les admissions dans les universités d’élite sont-elles fondées sur la méritocratie et la diversité, comme on le prétend ?

Par Ron Unz – Le 28 novembre 2012 – Source Unz Review
Juste avant le week-end de la fête du Travail, un article du New York Times annonçait le plus grand scandale de tricherie de l’histoire de l’Université de Harvard, où lors d’un examen final 1 sur le rôle du Congrès, près de la moitié des étudiants avaient copié ou collaboré de manière illégale. Chaque année, Harvard n’admet que 1 600 étudiants de première année alors que près de 125 étudiants de Harvard risquent maintenant d’être suspendus pour ce seul incident. Un doyen de Harvard a qualifié la situation de « sans précédent ».
- « Harvard Says 125 Students May Have Cheated on a Final Exam » Richard Perez-Pena and Jess Bidgood, The New York Times, August 30, 2012 : http://www.nytimes.com/2012/08/31/education/harvard-says-125-students-may-have-cheated-on-exam.html ↩

Notre tâche consiste à définir les aspects louables de l’irresponsabilité, et pour ce faire, nous devons d’abord définir l’irresponsabilité elle-même. Et là, nous découvrons immédiatement plusieurs possibilités. Il y a l’irresponsabilité par action, être irresponsable en commettant des actes irresponsables. Il y a aussi l’irresponsabilité par omission, être irresponsable en n’agissant pas de manière responsable. Et ne négligeons pas de mentionner l’irresponsabilité volontaire, qui consiste à refuser d’accepter ou de reconnaître ses responsabilités. Enfin, il y a la méta-irresponsabilité, qui consiste à considérer la question de la responsabilité d’une manière irresponsable, comme dans : « Votre discussion sur la responsabilité devient fatigante ! »
Les voix officielles ne manquent pas pour nous exhorter à agir de manière responsable. Des efforts acharnés sont déployés pour nous faire sentir responsables des représentants gouvernementaux que nous sommes censés élire (en répondant à une question à choix multiples que nous n’avons pas le droit de poser). L’irresponsabilité financière – le surendettement à titre personnel – est vilipendée (tandis que la dette du gouvernement se prolonge vers les étoiles sans penser à un quelconque remboursement). L’éducation responsable des enfants est considérée comme une grande vertu qui nous oblige à adhérer à des normes de sécurité exagérées qui nous amènent, génération après génération, à élever des idiots congénitaux exagérément dorlotés.



