Par Moon of Alabama – Le 13 janvier 2022
À la fin des années 1990, le complexe militaro-industriel-médiatique américain a fait pression sur l’administration Clinton pour étendre l’OTAN. Le seul but était de gagner plus de clients pour les armes américaines. La Russie a protesté. Elle avait proposé de s’intégrer dans une nouvelle architecture de sécurité européenne, sur un pied d’égalité avec les États-Unis. Mais ces derniers voulaient que la Russie se soumette à leurs caprices.
Depuis lors, l’OTAN a été élargie cinq fois et s’est rapprochée de plus en plus de la frontière russe. Laisser la Russie, un grand pays doté de nombreuses ressources, en dehors de la structure de sécurité de l’Europe garantissait qu’elle tenterait de sortir des misérables années 1990 et de retrouver son ancienne puissance.
L’ampleur de la crise au Kazakhstan en a surpris plus d’un, moi y compris. Certains l’ont comparé à l’Euromaïdan de Kiev, mais c’est une très mauvaise comparaison, ne serait-ce que parce que l’Euromaïdan s’est déroulé sur la place d’une ville alors que la violente insurrection (car c’est bien de cela qu’il s’agit !) au Kazakhstan a commencé dans les régions occidentales mais s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays (qui est immense). Rien que par l’ampleur de l’insurrection (environ 20 000 combattants bien organisés et entraînés dans tout le pays) et son extrême violence (des policiers ont été décapités !), il est évident qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de spontané, mais de quelque chose de soigneusement préparé, organisé et exécuté. La façon dont certains insurgés ont immédiatement attaqué toutes les stations de télévision et les aéroports, tandis que le reste de la foule saccageaient les rues et pillaient les magasins, montre un degré de sophistication qu’

Dans les années 1990 et au début des années 2000, le gouvernement russe grouillait d’agents de la CIA, et ils ont finalement dû être « nettoyés » et renvoyés aux États-Unis, a expliqué, jeudi, le président russe Vladimir Poutine.