Par Arnaud Bertrand – Le 16 janvier 2026 – Source Blog de l’auteur
Il y a peu de controverse de nos jours pour dire que l’Europe, plutôt l’Occident dans son ensemble, est spirituellement et idéologiquement morte.
Il est loin le triomphe supposé de l’hégémonie libérale illustré par la “Fin de l’Histoire” de Fukuyuama il y a à peine 3 décennies. Il n’est même plus sous assistance respiratoire : il est à la morgue, en attente d’autopsie.
Étrangement, beaucoup dans la classe dirigeante européenne n’ont pas encore semblé s’en rendre compte (ou n’osent pas le dire à haute voix). Ironiquement, le dernier endroit sur terre où vous entendrez une défense à gorge déployée de l’hégémonie libérale dirigée par les États-Unis n’est pas Washington – ils ont bien compris que c’était fini – mais à Bruxelles. Cela ne rend pas l’idéologie moins morte mais fait simplement de ces dirigeants de l’UE les derniers fidèles d’une secte dont le gourou se moque maintenant ouvertement d’eux pour y avoir cru (littéralement, il suffit de lire la dernière Stratégie de sécurité nationale des États-Unis pour le voir).
La question qui s’ensuit logiquement est : qu’est-ce qui pourrait combler le vide idéologique ?
Dans une référence précise aux dirigeants chinois par leur nom, l’agence de presse d’État russe Tass a pris note des critiques de Pékin sur l’agression américaine contre le Venezuela. Sans surprise, Tass a cité une tierce partie, Karin Kneissl, ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères et actuelle directrice du centre G.O.R.K.I. de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg – une chambre d’écho bien connue de l’establishment du Kremlin – pour signaler que le président chinois Xi Jinping avait gardé le silence sur le sujet.
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