Nous allons vous faire détester l’avenir
Par Nicolas Bonnal – Mai 2017

La France passée sous la coupe des Bilderbergs et prête à être tronçonnée en conséquence, un petit rappel à l’aide de notre étude sur Ridley Scott. On va parler des Alien, des élites hostiles et des équipages mal barrés (expendable crew).
Les années 70 sont les années de la dystopie et du pessimisme intellectuel ; c’est la décennie collectiviste, dénoncée dans son histoire du vingtième siècle par l’historien ultraconservateur Paul Johnson, la décennie qui célèbre finalement la rébellion personnelle en occident, conforte le communisme à l’échelon international et favorise les mouvements identitaires ou révolutionnaires dans les pays du tiers-monde. Le cinéma est de gauche à cette époque, mais au sens révolutionnaire et politique, alors qu’il est aujourd’hui purement de gauche au sens sociétal, en parfait accord avec les conglomérats capitalistes qui promeuvent et financent ces évolutions sociétales.


Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Amérique (voyez Céline) : la brutalité du pays, de sa population et de ses mœurs, la brutalité du terrain en fait ; la cruauté ensuite des contrôles et de cette police qui arrive à tuer 1200 citoyens par an tout en en contrôlant six millions (l’expression de camp de concentration électronique n’est plus métaphorique). C’est la brutalité de la matrice US qui se répand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l’Amérique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carcérale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents à ceux de la dépense militaire US dans le monde (42%), et ce n’est certainement pas par hasard.



