« L’Occident a conquis le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion (à laquelle peu de membres d’autres civilisations se sont convertis), mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée. Les Occidentaux oublient souvent ce fait ; les non-Occidentaux ne l’oublient jamais ». – Samuel P. Huntington, Le choc des civilisations et la refonte de l’ordre mondial (1996)
Par Moon of Alabama – Le 25 mars 2024
Le colonialisme occidental a commencé au XVe siècle et s’est terminé, à quelques exceptions près, au milieu du XXe siècle. Il a été rendu possible par le développement des technologies et la croissance rapide de la population. L’Occident a ensuite adopté un nouveau modèle de domination du monde. Il a parlé de valeurs humaines et de droits de l’homme, ainsi que de certaines règles qui permettraient prétendument à chacun d’en jouir.

L’élection présidentielle russe a mis en évidence, comme rarement, les lignes de fracture de la politique internationale. En effet, la personnalité politique du président Vladimir Poutine occupe aujourd’hui la scène mondiale comme un colosse. L’ampleur des efforts déployés par l’Occident pour le diaboliser montre à quel point cela est devenu une obsession morbide pour lui.
500 millions de dollars. C’est la somme que le Congrès américain a prévu d’allouer à la diffusion de nouvelles négatives sur la Chine. D’abord rapporté par American Prospect le 9 février, le projet a été inséré dans la loi America COMPETES, centrée sur la Chine, qui vient d’être adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis au début de ce mois. La majeure partie de ce fonds d’un demi-milliard de dollars ira à l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), un service médiatique d’État qui supervise Voice of America (VOA), Radio Free Europe (RFE) et Radio Free Asia (RFA), qui ont l’habitude de « brouiller la frontière entre une couverture objective de l’actualité et une propagande pro-américaine« , écrit l’article.
Une étude de MintPress sur la couverture par les principaux médias américains du blocus de la mer Rouge au Yémen a révélé un parti pris écrasant de la presse, qui a présenté l’événement comme un acte terroriste agressif et hostile d’Ansar Allah (alias les Houthis), présenté comme un pion du gouvernement iranien. Tout en mettant constamment en avant des arguments en faveur de la guerre, les États-Unis sont dépeints comme un acteur neutre et de bonne foi qui serait « entraîné » dans un nouveau conflit au Moyen-Orient contre sa volonté.